Le Bénin a célébré en différé, la 4ème édition de la journée africaine de l’alimentation scolaire (JAAS). Les manifestations officielles ont eu lieu à l’école primaire publique Lanhounou à Toffo. C’est avec des innovations apportées par le Programme alimentaire mondial (PAM) toujours pour de meilleurs résultats en termes de cantine scolaire au Bénin.

«Investir dans l’alimentation scolaire endogène pour éradiquer la faim, soutenir l’éducation inclusive pour tous y compris les réfugiés et les personnes déplacées en Afrique». C’était le thème de la célébration. Au nombre des innovations, le PAM a primé 14 écoles modèles de cantine scolaire. Elles ont été retenues à l’issue d’une évaluation de la Phase pilote. Jeudi 7 mars dernier à Toffo, elles ont reçu en récompense, du matériel de cuisine et autres lots.

Ce sont des écoles qui ont innové dans leur contribution à la cantine scolaire. A l’école primaire publique d’Agbodjèdo dans la commune d’Aguégué par exemple, enseignants, parents d’élèves et écoliers ont pris l’initiative de construire un étang piscicole pour pouvoir disposer de poison et accompagner l’initiative du gouvernement. Mais au-delà de l’atteinte de cet objectif, cette activité a généré près de 700.000 F Cfa pour la première année. Ils ont aussi initié la culture de légume.

En récompensant ces écoles modèles, le PAM a voulu non seulement les encourager mais aussi mettre le projecteur sur ce qu’elles font et susciter la motivation pour l’amélioration et la réussite en termes de cantine scolaire dans d’autres écoles. Le ministre de l’enseignement maternel et primaire, Salimane Karimou, souhaite que les expériences de ces écoles soient vraiment partagées.

Renforcer la gestion des cantines

A la JAAS 2019, le PAM a procédé aussi à la remise de motos neuves à des agents dans le but d’un suivi plus rapproché des cantines scolaires. Rappelons que c’est au PAM, que le gouvernement béninois, à travers un accord de partenariat signé le 20 juillet 2017, a confié la gestion des cantines scolaires. Les  résultats aujourd’hui sont reluisants selon le ministre Salimane Karimou.

«Ce qui m’intéresse,  c’est que je constate que nos cantines scolaires fonctionnent. L’assurance est que les enfants vont être nourris» se réjouit-t-il. «Nous prenons un repas chaud. Nous ne sommes plus obligés de parcourir des kilomètres sous le soleil ou sous la pluie pour satisfaire notre besoin à la maison», témoigne Osnelle Zinsou, porte-parole des écoliers de Lanhounou.

Actuellement, par l’entreprise du PAM, le gouvernement assiste près de 677000 écoliers dans 3179 écoles primaires publiques, informe le représentant résident du PAM au Bénin, Guy Adoua. L’objectif, selon le ministre de l’enseignement primaire, c’est d’éliminer la faim des facteurs d’échec scolaire au Bénin. Pour l’instant, le gouvernement est passé à 51 % de taux de couverture et compte atteindre, dit le ministre, «une école, une cantine ».

1 dollar dans la cantine scolaire, 5,2 dans l’économie béninoise

Au-delà de l’école, l’alimentation scolaire est appliquée aujourd’hui au Bénin en lien avec la production locale. Ce qui « favorise le développement de l’économie locale, du capital humain et le développement de la production alimentaire nationale », fait savoir le représentant résident du PAM au Bénin.

Il rappelle qu’actuellement, plus de 20.000 tonnes de vivres sont distribués chaque année scolaire et que la majorité des produits livrés aux écoles sont achetés sur le marché local en l’occurrence le maïs et les légumes. Le défi, à l’en croire, c’est de pouvoir approvisionner les écoles sur la base d’achats directs auprès des petits producteurs autour des écoles.

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