Au Venezuela, la crise qui touche actuellement le pays inquiète fortement les autorités et les grandes instances de ce monde, l’Organisation des Nations Unies en tête. Selon la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, les sanctions imposées au Venezuela n’ont d’ailleurs rien de bon, celles-ci ne pouvant faire qu’aggraver la situation sur place.

Interrogée au sujet de l’annonce de nouvelles sanctions par le Trésor américain à l’encontre de Caracas, Michelle Bachelet n’a pas fait de mystère. Selon elle, l’ampleur de la crise est bien trop importante pour que de nouvelles mesures soient annoncées à l’encontre du régime. Ne peut en résulter que des conséquences négatives, notamment sur les populations. Une décision qu’elle juge préoccupante, d’autant plus que le gouvernement a reconnu que les graves manquements alimentaires, sanitaires, économiques et social.

L’ONU hausse le ton et tacle Washington

Si les États-Unis ont été particulièrement visés par ce discours, ce n’est pas la première fois que Michelle Bachelet s’exprime sur le sujet. Au mois de mars, déjà, celle-ci a estimé que la communauté internationale devait surtout s’atteler à aider le Venezuela à gérer sa crise et non pas à imposer de nouvelles restrictions. Aucun pays n’avait toutefois été particulièrement visé par cette sortie. Les autorités américaines elles, semblent toutefois vouloir continuer à accentuer la pression sur les épaules de Maduro, afin de le pousser à quitter le pouvoir.

Washington, au même titre qu’une cinquantaine d’autres capitales, souhaitent en effet que le leader Chaviste quitte le pouvoir et laisse place à un régime plus démocratique. Juan Guaido, premier opposant et autoproclamé président par intérim peut ainsi compter sur certains soutiens de poids. Afin d’aller en ce sens, Washington, a confirmé que dès le 28 avril prochain, de nouvelles mesures visant à sanctionner les exportations de pétrole vénézuélien, allaient entrer en vigueur. Véritable pilier de l’économie locale, cette annonce devrait plonger le pays un peu plus dans la crise. De son côté, l’exécutif, par la voix de Carrie Filipetti, secrétaire d’État adjointe aux affaires interaméricaines, a confirmé que ces sanctions ne visaient en aucun cas le peuple vénézuélien.

Une situation désespérée

Depuis plusieurs mois, la situation au Venezuela tend à prendre une tournure dramatique. Outre les manifestants qui se font face à face pratiquement chaque semaine, le pays fait face à une pénurie de vivres et de médicaments. Sans produits de première nécessité, la situation se dégrade de jour en jour, au point même que le pays se soit retrouvé totalement plongé dans le noir durant quelques jours. De son côté, Guaido a décidé d’entamer une tournée nationale en vue de rallier toujours plus de soutien à sa cause et d’imposer encore plus de pression au régime en place.

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