Le président fraichement élu de la République Démocratique du Congo, Felix Tshisekedi, en visite officielle aux USA, la première depuis son accession au pouvoir, faisait déjà parler de lui. Avant son voyage, c’étaient ses détracteurs et partisans de l’opposant Fayulu qui disait de M. Tshisekedi qu’il voulait forcer son adoubement par la communauté internationale. Aujourd’hui ce sont les ‘’amis ‘’de la coalition de son précédesseurs qui crie à l’outrecuidance.

Loading...

Quand Tshisekedi enfonce Kabila

Aux Etats Unis, le président Congolais se devait de convaincre ce ‘’grand’’ partenaire financier et technique du Congo, de sa volonté de sortir son pays de la disgrâce politique et diplomatique dans laquelle l’avait plongé près de deux décennies de gestion quasi autarcique des affaires de l’Etat. Aussi, ce jeudi, rapporte, la presse internationale, le président congolais n’y serait pas allé du dos de la cuillère pour enfoncer le régime de son prédécesseur.

Felix Tshisekedi, aurait déclaré être aux USA pour « demander au partenaire traditionnel de la République démocratique du Congo que sont les Etats-Unis » de bien vouloir l’aider à « déboulonner le système dictatorial qui était en place ». Un système qui aurait par sa gestion malheureuse du pays aurait encouragé « corruption, gabegie, (…) mauvaise gouvernance(…) arrestations arbitraires ».

Des propos inutilement « Conflictogènes »

Des propos qui tout de suite auraient soulevé un tollé au sein du Front commun pour le Congo (FCC), une coalition de partisans de l’ancien régime et acteur principal dans la gestion des affaires de l’Etat. C’est que le FCC, avait considérablement aidé M. Tshisekedi au cours des élections présidentielles et l’avait de l’avis des observateurs pratiquement choisi pour successeur à Kabila. En outre,  eut égard à sa très confortable assise au niveau de la représentation Nationale, et à l’accord signé début Mars sur la mise en place d’une  ‘’coalition gouvernementale’’, le FCC ne pouvait s’attendre à un manque aussi flagrant de considération de la part du président et appelle le Président fraîchement élu à agir pour que les institutions fonctionnent le plus tôt.

Aussi par un communiqué fait à Kinshasa ce 07 avril, le FCC, regrettait la « tenue de propos militants du Président Felix Tshisekedi aux USA » et trouvait surprenant les allégations du chefs de l’Etat qui , poursuit le communiqué remettrait en « cause l’héritage démocratique (…) qui  s’est traduit par une passation pacifique du pouvoir » et dont le président en aurait été le principal bénéficiaire. Fustigeant des déclarations potentiellement « conflictogènes », visant à instrumentaliser  et à s’approprier des valeurs, « telles la lutte contre la corruption » qui selon le FCC serait l’apanage de la République et non de M. Tshisekedi.

Voir les commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP, Entrez votre commentaire
SVP saisissez votre nom