Le ministère américain des Finances n’a pas renouvelé, samedi 16 mai 2026, la licence dérogatoire qui autorisait depuis mars certaines transactions liées au pétrole russe. La suspension, accordée en deux temps depuis la mi-mars, est arrivée à échéance sans qu’aucune décision de prolongation ne soit annoncée par Washington.
Une exemption née de la flambée des prix
La suspension initiale avait été accordée le 13 mars 2026 par le Trésor américain, via son bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), en réponse à la forte hausse des cours mondiaux liée aux perturbations de navigation dans le détroit d’Ormuz provoquées par la guerre au Moyen-Orient. Une première licence, la General License 134A, avait autorisé jusqu’au 11 avril l’embarquement et la livraison de pétrole brut et de produits pétroliers russes. Le 17 avril, l’OFAC avait publié une General License 134B prolongeant ces mêmes dispositions d’un mois supplémentaire, jusqu’au 16 mai. Les deux licences couvraient également les navires de la flotte fantôme russe, jusqu’alors visés par des restrictions occidentales.
Le retour à un régime de sanctions plein
L’expiration sans renouvellement de la licence 134B marque le retour au régime de sanctions pétrolières instauré par les États-Unis en 2022 à la suite de l’invasion russe de l’Ukraine. Ces mesures visent l’ensemble des opérations commerciales liées au pétrole russe, du chargement en mer jusqu’à la livraison finale. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait publiquement dénoncé les deux suspensions successives, y voyant un apport de revenus directs au financement de l’effort de guerre russe. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent avait déclaré mi-avril que la licence ne serait pas prolongée : « Nous ne renouvellerons pas la licence sur le pétrole russe », avant que l’administration ne publie malgré tout la 134B quelques jours plus tard.
Aucune nouvelle licence dérogatoire n’a été annoncée par le département du Trésor. Les opérateurs pétroliers impliqués dans des transactions liées au brut russe sont désormais soumis à l’intégralité du cadre de sanctions américaines, sous peine de poursuites par l’OFAC.




« Trump rétablit ses sanctions pétrolières »
Ca n’empêchera pas des crétins de dire que Trump est la marionnette de Poutine
Si Trump décidait de couper l’accès StarLink aux ukrops, les combats cesseraient en 24 heures. Trump et les autres pays de l’OTAN sont en permanence sur du double standard.
Les Russes disent ce qu’il vont faire et font ce qu’ils ont dit. Pas parce qu’ils sont plus vertueux (bien qu’ils le soient, les églises sont pleines) mais parce qu’ils connaissent le piège dans lequel sont tombés les oxydentaux : s’emmêler et se faire piéger par ses propores contradictions.