Alors qu’il devait tenir une conférence à Sciences Po le 23 avril dernier, organisée par l’association Critique de la raison européenne, l’écrivain Alain Finkielkraut a finalement dû annuler sa venue après qu’un groupe d’étudiants antiracisme ait œuvré pour annuler cette intervention. Une situation difficile à vivre pour ce dernier.

Intitulée « Modernité, héritage et progrès », une conférence à Sciences Po organisée par Critique de la raison européenne, association souverainiste de l’école, ne s’est pas déroulée de la façon prévue. En effet, Alain Finkielkraut devait y tenir un discours, afin de défendre ses idées. Or, un groupe d’étudiants, intitulé Sciences Po en lutte – Institut Clément Méric, résolument antiraciste, a décidé d’intervenir en vue de bloquer l’intervention de ce dernier. Appelant à un « rassemblement général » devant les portes de l’école, ces derniers ont, dans un premier temps, réussi à bloquer la tenue de cette grande réunion.

Une conférence annulée, puis délocalisée

Toutefois, celle-ci sera finalement délocalisée dans une école voisine, avant d’être finalement reprogrammée rue de l’Université, sous haute protection policière. Les étudiants en colère accusent en fait l’écrivain de tenir un discours qualifié de dangereux et d’intolérable. Toujours selon eux, en invitant une personnalité publique de renom, les organisateurs de cette conférence tentent de masquer la réalité des choses, à savoir, la réalité d’un « invité au discours xénophobe ». Accusé de racisme puis de sexisme, Alain Finkielkraut nourrirait ainsi la voix de l’extrême droite. De leur côté, les organisateurs regrettent cette action et dénoncent les « quelques censeurs » qui utilisent des arguments basés sur la tolérance et la diversité afin de « défendre des positions sectaires et étrangères à tout pluralisme ».

Finkielkraut critique et tape du poing sur la table

La conférence, annulée dans un premier temps, a finalement été maintenue, avant d’être délocalisée entre les murs de l’IPAG, une école de commerce située non loin. Sur place, les forces de l’ordre étaient bien présentes, dans le but d’assurer la sécurité de tous et d’éviter de nouveaux débordements. Toutefois, la conférence a de nouveau été délocalisée, du côté cette fois-ci du 13 rue de l’Université, à quelques mètres seulement des portes de Sciences Po. Entrant, Finkielkraut a finalement pu s’exprimer, adressant toutefois un petit tacle à ses détracteurs. « Ils sont exactement ce qu’ils dénoncent » a-t-il ainsi assuré, ajoutant que ces étudiants menaient aujourd’hui, un « combat dévoyé ».

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