Le représentant spécial de l’ONU en Libye a dit sa consternation face à la tournure que prend le conflit libyen. C’était au cours d’une conférence à l’International Peace Institute à New-York. Ghassam Salamé a exprimé sa désapprobation de l’implication de plusieurs grands pays du monde dans ce conflit. Selon lui, trop de pays interfèrent dans le conflit libyen en apportant diverses formes de soutien aux belligérants.

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« L’ONU n’est pas prise au sérieux » dixit Ghassam Salamé

Certains pays se contentent d’apporter leurs soutiens politiques à l’un ou l’autre des belligérants. D’autres en livrant les armes. D’autres encore fournissent une assistance technique ou vont jusqu’à intervenir directement dans le conflit. Ces diverses implications influencent négativement le conflit et compliquent son dénouement. Il a aussi critiqué la récente violation de l’embargo sur les armes, estimant que « l’Onu devrait se rendre compte qu’elle n’est pas prise au sérieux ».

1,5 million de barils par jour pour financer la guerre

En outre, il pense que la guerre en Libye n’a pas forcément besoin de financement extérieurs, attendu que le pays produit plus d’un million et demi de barils de pétrole brut. La Libye est donc capable de financer son propre suicide, selon le diplomate d’origine libanaise. Il affirme aussi qu’il est aujourd’hui impossible de parler de paix en Libye tout en ignorant un homme qui contrôle plus de 70% du territoire et des puits de pétrole, allusion faite au Maréchal Haftar qui essaie de prendre Tripoli depuis quelques temps et que les Occidentaux refusent de reconnaître.

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