Depuis quelques jours, les tensions entre Washington et Téhéran ont redoublé d’intensité. Dans les faits, l’Iran a décidé de mettre le traité concernant son programme nucléaire entre parenthèses, menaçant de reprendre ses activités sous peu. Depuis, les États-Unis sont sur le qui-vive, assurant par ailleurs qu’une opération pourrait bientôt être lancée par l’Iran, opération mettant en péril les intérêts américains au Proche-Orient.

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C’est dans ce contexte que le département d’État américain a décidé de demander à son personnel diplomatique travaillant en Irak, de quitter le pays. Ainsi, l’ambassade de Bagdad, ainsi que le consulat d’Erbil sont sur le point d’être temporairement fermé. En outre, le gouvernement américain a décidé de mettre en alerte les voyageurs désireux de se rendre sur place, assurant que de nombreuses milices anti-américaines et autres groupes terroristes et rebelles œuvraient sur place.

Le Kremlin fustige la décision américaine

Une décision qui a provoqué de nombreux remous, notamment du côté de Moscou. En effet, le Kremlin a qualifié cette évacuation temporaire, de néfaste pour les relations entre Washington et Téhéran, estimant que cette décision provocante pourrait pousser à l’escalade des tensions. Enfin, les armées allemande et néerlandaise ont également confirmé qu’elles venaient de suspendre leurs opérations de formation militaire en Irak, et ce, jusqu’à nouvel ordre. La proximité entre l’Irak et l’Iran, couplée à la récente décision américaine, a poussé certaines nations à faire très attention.

La semaine dernière, Mike Pompeo était déjà à Bagdad. Sur place, il avait alors rencontré le Premier ministre Adel Abdel Mahdi, ainsi que le président Saleh. Au cours de leur échange, les trois hommes s’étaient alors entendus sur le rôle de l’Irak, estimant que c’était à Bagdad de protéger les Américains présents sur place. En outre, le gouvernement américain a également parlé de risques d’opérations iraniennes imminentes, allant à l’encontre de la doctrine américaine au Proche-Orient. Face à la menace, Washington a envoyé sur place un navire de guerre ainsi que toute une batterie de missiles Patriot. Une armada militaire qui vient s’ajouter à l’USS Lincoln, un porte-avions déjà présent sur place.

Téhéran répond aux multiples sanctions américaines

Les tensions elles, sont vives depuis que les États-Unis ont décidé de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien. Depuis, le président Trump n’a cessé d’accroître la pression sur Téhéran, annonçant une série de sanctions. Face à cette attitude, de hauts responsables iraniens, proches des gardiens de la Révolution, ont menacé de s’en prendre aux intérêts américains au Proche-Orient. Toutefois, ces menaces ne seraient pas forcément crédibles et surtout, fondées. Selon le général Chris Ghika, il n’y aurait par exemple aucun signe venant confirmer les informations selon lesquelles il y aurait une aggravation de la menace iranienne en Irak et en Syrie.

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