Ce mardi, le Pentagone a confirmé l’envoi prochain de 1000 soldats au Moyen-Orient. Une annonce qui, de fait, a provoqué de nouvelles frictions entre Washington et Téhéran même si l’exécutif américain a confirmé que ces soldats dépêchés sur place n’avaient qu’une simple mission défensive. Toutefois, cela tend à prouver que la situation peut évoluer à n’importe quel moment.

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Interrogé à ce sujet à l’occasion d’une conférence de presse, Patrick Shanahan, chef du Pentagone, a confirmé ces informations, assurant qu’il avait lui-même autorisé l’envoi de ces militaires au Moyen-Orient. L’objectif officiel lui, ne serait que d’assurer la défense des intérêts américains dans la région. Toutefois, cette annonce n’a rien d’anodine. Quelques jours seulement après que Washington ait accusé Téhéran d’avoir préparé l’attaque contre les deux pétroliers japonais et norvégien, l’Iran a annoncé son intention de mettre entre parenthèses ses engagements pris à l’occasion de la signature de l’accord sur le nucléaire.

1000 soldats américains supplémentaires au Moyen-Orient

Aujourd’hui, dans la région, sont d’ores et déjà déployés près de 1.500 militaires. Le contingent américain se situera donc autour des 2.500 soldats. Une force non négligeable qui prouve que Washington prend très au sérieux ce regain des tensions avec Téhéran. Toutefois, dans un soucis de calmer le jeu, l’Iran a vite décidé de réagir par l’intermédiaire du président Rohani. Ce dernier a effectivement pointé du doigt l’annonce américaine, assurant que l’objectif ici n’était certainement pas d’en arriver au conflit armé. “Ceux qui nous font face sont un groupe de dirigeants avec une toute petite expérience”, a-t-il toutefois ajouté affirmant en outre que l’Iran, malgré tous les efforts mis en place, continuait d’avoir de réels liens avec de nombreux acteurs de la région. Une manière de dire que la République Islamique est bien entourée.

Trump parle de “chantage nucléaire”

À la peine économiquement parlant à cause des nombreuses sanctions financières imposées à son encontre, Téhéran semble cependant avoir opté pour une nouvelle stratégie et ce, même si l’idée est d’éviter l’embrasement du conflit. Ne souhaitant pas succomber aux demandes de Washington, qui souhaite qu’un nouveau traité sur le nucléaire soit signé avant de relâcher son étreinte, l’Iran tente de faire face. Donald Trump lui, n’a cependant pas cédé aux récentes sorties iraniennes et a qualifié de “chantage nucléaire” l’annonce effectuée par Téhéran de gonfler ses réserves d’uranium enrichi, plus qu’elle n’en a le droit. 

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