La crise politique au Bénin préoccupe le député français André Villiers. A l’Assemblée nationale française, cet élu de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI)a adressé une question orale au gouvernement de son pays. Après avoir rappelé, les législatives non inclusives au Bénin et les violences meurtrières  qui ont suivi, M Villiers a laissé entendre que « la situation politique qui prévaut au Bénin est préoccupante non seulement parce qu’il s’agit d’un  pays avec lequel la France a des liens historiques très forts mais surtout parce que le Bénin où la France compte de nombreux ressortissants est une référence en matière de démocratie sur le continent ». Il a ensuite demandé au ministre français des affaires étrangères d’apprécier cette situation et d’informer les élus des actions qu’il peut mener pour que le Bénin ne sombre pas dans un cycle de violences.

Réponse de Jean Baptiste Lemoyne: « Nous suivons la situation avec attention »

C’est Jean Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères qui a répondu à sa question. Il a reconnu que la France avait une tradition de coopération forte avec le Bénin depuis le retour de la démocratie en 1990, avant d’assurer que son pays était très préoccupé par la situation dans cet Etat d’Afrique de l’Ouest. « Avec les Etats membres de l’Union européenne nous avons émis des regrets forts concernant le déroulement des élections du 28 avril dernier. Des élections qui, compte tenu de la façon dont elles se sont déroulées ont conduit à un certain nombre de violences et nous avons eu à déplorer comme vous l’avez dit les morts et les blessés » a déclaré M Lemoyne.

Il a par ailleurs indiqué que seul un dialogue apaisé pourra faire avancer les choses. Pour le secrétaire d’Etat, le président Talon avait fait un discours à la nation le 20 mai dernier, mais il convient que les mesures d’apaisement soient dans les faits mises en œuvre. « Nous suivons la situation avec attention. Nous le faisons avec nos partenaires de la Cedeao et de l’UA » a-t-il ajouté, rappelant au passage l’asile politique accordé à l’homme d’affaires Sébastien Ajavon. Pour M Lemoyne, c’est la preuve que la France est à la hauteur de sa tradition d’accueil des individus menacés.

Il a pour finir, rappelé que la ville de Cotonou est le symbole d’un partenariat entre l’Union Européenne et les pays de l’ACP. Cet accord de Cotonou prévoit en son article 96 un processus de consultation. Il prévoit aussi que les valeurs de droits de l’homme, de  démocratie et d’Etat de droit soient un pilier de la coopération entre l’Ue et les pays de l’ACP. M Lemoyne formule donc le vœu que cet esprit de Cotonou continue de souffler.

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7 Commentaires

  1. Villier n’a pas su résoudre le problème des gilets croit-il pouvoir résoudre celui du Bénin? Nous allons lui adresser quelques Vaudous et sa bouche prendrait la place de sa nuque.

  2. Des Béninois à l’ère de la rupture citent la France quand cela les arrange. Mais pour peu qu’ils soient mis à nu, ils chantent partout qu’ils n’ont pas de leçons à recevoir de la France. Nous sommes habitués à cette politique de l’Autruche depuis trois ans de la part des kl.éb.és.
    Sarkozy-Yayi, il n’a rien à comparer. Les chasseurs vous attendent de pied fermes cette fois-ci.

  3. Ces francais se croient tout permis quoi. vraiment paternaliste
    Quand les gillets jaunes manifestent en France, quel depute beninois a envoye de question orale au gouvernement francais.

    • NON tu ne peux pas passer comme ça. Joele plombier, toi mê la dernière fois, Madampol t’a niqué proprement , et tu gémissais. Villiers est l’un des grands aideurs du Bénin, frère du Général de Villiers.. Alors attention, car s’il se fâche, tu seras rattrapé à St Denis et là c’est le retour à Avrankou, tu as assez fait du security guard you know

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