Dans un livre à paraître ce jeudi, l’ancien président français Nicolas Sarkozy livre des anecdotes sur ses prédécesseurs tout en ne manquant pas de dézinguer deux anciens collaborateurs avec qui il a évolué. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’ancien président n’y est pas allé du dos de la cuillère.

Sa relation avec Chirac et Mitterand

Même si leur relation a été ponctuée par des tensions, surtout lors du dernier mandat de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy semble avoir gardé un très bon souvenir de sa rencontre avec lui. Impressionné par le personnage et sa prestance, il a traduit leur rencontre en ces termes :

J’eus l’impression que (la porte) explosa tant elle fut franchie à une vitesse folle, et avec une brutalité saisissante. C’était Jacques Chirac lui-même. Il me sembla encore plus grand que je ne le croyais. Le bras droit immense tendu dans ma direction”, raconte Nicolas Sarkozy, qui dit n’avoir compris que “rétrospectivement l’intensité de cette première rencontre(…) Avant que je ne puisse formuler un mot, il me dit : ‘Assieds-toi, tu es fait pour la politique. Je t’ai entendu à Nice! Je veux que tu viennes travailler avec moi!’ J’étais au comble de la stupéfaction. Il me faut préciser que c’était le Chirac de la grande époque. Son physique était impressionnant, comme son énergie. On aurait dit un acteur américain dans ces films inoubliables remplis de héros qui n’avaient ni faiblesses, ni peurs, ni défauts. Je buvais ses paroles.

Même admiration concernant le prédecesseur de Jacques Chirac, François Mitterand : Je regrette aujourd’hui de ne pas avoir assez remercié cet homme pour cette conversation de Samarcande, qui témoignait d’une forme d’humanité et de gentillesse à l’endroit du jeune loup si ambitieux que j’étais à l’époque”, confie Nicolas Sarkozy dans son livre. À la sortie d’un cimetière à Samarcande, François Mitterrand aurait donc demandé au jeune Sarkozy: “Savez-vous combien de temps j’ai dû passer à attendre et à combattre avant de devenir président de la République? Près de trente ans de préaux d’école, de sous-préfectures, de déplacements en voiture, en train, en avion. Trente années, c’est long! Vous ne l’oublierez pas, vous qui êtes si pressé. Pour y arriver, il faut de la ténacité. Voyez Edgar Faure, il était plus intelligent que moi. Il n’y est pas

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