Alors que les manifestations gilets jaunes sont en très large perte de vitesse, le président Macron a une nouvelle fois tenu des propos polémiques, qui pourraient bien relancer la machine. Interrogé par le média américain The New Yorker, qui dans son papier se demande si celui-ci a les épaules pour « endiguer la marée populiste », le chef de l’Etat a accepté de revenir sur le raz-de-marée jaune des derniers mois.

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Aux questions concernant les violences policières commises lors des manifestations, le président français a été très direct, estimant que tout dérapage était dû à la faute des manifestants. Assurant ne pas être satisfait de la réaction des forces de l’ordre à l’occasion de certains événements, ce dernier a toutefois tenu à les défendre, assurant que, pour la toute première fois de l’histoire de France, un mouvement social avec un très haut degré de violence avait éclaté.

Macron tacle les fauteurs de troubles

Cependant, malgré cette situation nouvelle, le président français n’a pas souhaité interdire quelconque manifestations. « J’ai fait cela, car je ne voulais pas réduire le niveau de liberté dans ce pays. Je pense que ça aurait été une erreur » a-t-il continué, ajoutant que le mouvement gilets jaunes, n’était d’ailleurs pas « que citoyen ». Preuve, selon lui, qu’il n’a jamais pris à la légère ces manifestations monstres.

Concernant le cas Legay, cette sexagénaire grièvement blessée après avoir été bousculée par un CRS, le président Macron a une nouvelle fois adopté un ton ferme, estimant que les Français devaient faire preuve de bon sens. « Aller dans un endroit où il était interdit de manifester est complètement fou. » a-t-il lancé, ajoutant qu’il souhaitait toutefois le meilleur à cette dame. Une situation qui tend toutefois à rendre la suite des événements, assez difficile à distinguer.

La suite du mouvement, incertaine ?

En effet, de très nombreuses personnes en ont marre des violences policiers et des manifestants, alors que d’autres sont révoltés par tous ces blessés. Aujourd’hui, deux idéologies s’affrontent donc, rendant le futur du mouvement, compliqué à imaginer. Certains n’hésitent toutefois pas à appuyer là où ça fait mal. David Dufresne, journaliste indépendant, a par exemple confirmé que 138 personnes ont été blessées à la tête lors de ces manifestations. Des chiffres relativement haut, qui le poussent d’ailleurs à accuser le président Macron de « déni ».

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