Gilles Yabi, (Ph Twitter @FSLquebec) ‏

Les derniers affrontements entre les populations de Tchaourou et les forces de l’ordre ne sont pas des signes avant-coureurs d’un « régionalisme qui se met en place ». C’est l’avis de Gilles Yabi, fondateur du Think Tank Wathi. Le béninois a été récemment interrogé par la radio allemande Deutsche Welle.

“Ce n’est pas le soutien des populations de Tchaourou à Yayi qui est le problème principal”

Même s’il bat en brèche l’idée d’un régionalisme qui se met en place, il reconnaît qu’au Bénin et dans certains pays africains, les affiliations politiques sont liées aux appartenances régionales. « C’est une réalité que les populations ont tendance à soutenir les candidats qui sont originaires de leurs régions. Ces candidats ont des fiefs ethnoculturels. Ce n’est pas le résultat de la crise actuelle » fait-il savoir. C’est en créant plutôt des situations de crise politique qu’on réveille « ces affiliations ethno-régionales et qui font qu’on a le risque d’une fracture au sein de la société béninoise qui soit une fracture selon les lignes régionales » analyse-t-il. Les choses sont plus compliquées. Ce n’est pas le soutien des populations de Tchaourou à Yayi qui est le problème principal.

La crainte d’une restriction des libertés

Le problème principal, c’est cette crise politique qu’on a créé et dont le pays n’en avait pas besoin, argumente encore le fondateur du Think Tank Wathi. Il craint par ailleurs que la situation de tension actuelle conduise à de très fortes restrictions des libertés et des acquis démocratiques. In fine, Gilles Yabi a apprécié la médiation ivoirienne dans cette crise. A l’en croire, elle peut réussir mais il faut que les médiateurs prennent en compte les deux dimensions de la crise. Celle politico-institutionnelle et celle liée à l’antagonisme entre Talon Patrice  et Boni Yayi.

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5 Commentaires

  1. Aucune fracture dans la société béninoise,ceux que cela arrangent n’ont qu’à continuer.nous saurons tout alors les têtes tomberont car rassembler des hors la loi pour détruire le peu que nous avons quitte l’entendement humain pour des problèmes politiques alors que ce n’est pour permettre à la population de vivre mieux.mr Gilles vous êtes certain que cette démocratie qualifiée de Nescafé a permis aux béninois de vivre mieux?allez dans les coins reculés,allez dans les floflo de Cotonou et vous saurez que nous devons bannir certaines choses car tous ces hommes politiques savent bien qu’ils avaient échoué.les problèmes sont immenses,aidons chaque fois qu’un vient et s’engage à bousculer les pions si c’est pour l’intérêt général .yayi ne peut plus être président au Bénin pareil pour Soglo et consorts la population ne sait pas cela et on lui miroité le passé populiste glorieux des dix dernières années et elles croient que leur fils peut revenir au pouvoir.c’est fini.

  2. J’aborde dans le même sens et je crois que vous Gilles vous vivez à l’étranger où dans quelle démocratie on donne l’image à un président élu?non soyons objectif vous voulez trainer dans la boue la fonction presidentielle.?dès que vous descendez vous êtes citoyen ordinaire et votre rang vous empêche de dire certaines choses sur la place publique.respectons nous un peu et les autres nous respecterons quand Soglo se balade de pays en pays pour demander qu’on étranglé le Bénin c’est des actes d’hommes ayant exercé cette fonction une fois.?crachons nous la vérité en 2011 le chaos pouvait nous entrainer loin d’autres ont préféré se taire et on les traité de d’homme d’état et aujourd’hui eux se mettent dans leva t en guerre.excusrz moi 2011 et 2019 même chose match nul à la prochaine fois.ceux qui cherchent la division on les connait car dans cette assemblée c’est que des sudistes il y en a d’un peu partout.avancons et que chasseurs et guerriers s’occupent de leur attribution.merci

  3. Monsieur Yabi; tout ça est connu
    Depuis nos anciens Maga , Ahomadegbé et Sourou Migan A.
    Ce n’est pas nouveau
    Je passais
    Le Plombier

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