Par une note circulaire en date du 13 juin, le ministère des affaires étrangères à informer les chefs de mission diplomatique et consulaire du Bénin, de la fin de fonction des attachés financiers. Ce ne sera pas sans conséquence sur la gestion financière dans ces administrations béninoises à l’étranger.

A la date du 31 juillet 2019 au plus tard, il n’y aura plus d’attaché financier dans aucun poste diplomatique et consulaire du Bénin. Le ministère des affaires étrangères et de la coopération exige leur retour définitif au pays. Il en a informé  les chefs de mission diplomatique et consulaire par une circulaire 2908/Maec/Dc/Sg/Sga/Daf/Dgpc en date du 13 juin 2019, signée du secrétaire général du ministère, Hervé  Djokpe.

C’est là la fin de la mise en œuvre de la réforme du président Kérékou sous le ministre Abdoulaye Bio Tchané alors ministre des finances pour assurer une gestion orthodoxe des finances publiques dans les missions diplomatiques et consulaires du Bénin. C’est dans l’optique entre autres, de la réduction des charges de l’Etat et de la dématérialisation.

Pour les ambassadeurs

La présente décision vient aussi ‘’soulager’’ ces chefs de mission diplomatique et consulaire. Entre la plupart d’eux et les attachés financiers, ça n’a pas été toujours la joie. Entre autres exemples, on se rappelle qu’au début du régime Talon, un attaché financier a refusé de payer des frais de mission à un ambassadeur pour défaut de justificatif.

Il a même pris des mesures contre des dépenses non justifiées pensant qu’il assurait ainsi sa mission de contrôle mais au bout du compte, il a été sanctionné. Les protestations du syndicat national des agents du trésor public ont été comme de l’eau sur le dos d’un canard. Peut-être qu’il aurait refusé le beurre à un protégé du prince ? C’est une faute, nous a-t-on dit, en son temps. La présente mesure semble bien leur ôter certains obstacles.

Puisque les chancelleries à qui les attachés financiers doivent passer service relèvent directement de ces patrons des ambassades et consulats, ils vont s’entendre mieux. Mais dans quel intérêt ? Celui d’une bonne gestion des fonds publics ou d’une gestion au bon vouloir des patrons ?

Pourquoi pas l’inverse ?

Dans tous les cas, le gouvernement rassure d’une veille pour la qualité des dépenses publiques. Seulement, il y a déjà un mauvais départ. Ces chefs chancelleries qui prendront la relève des attachés financiers n’ont pas le profil. Le gouvernement en est bien conscient. Pour preuve, la circulaire indique qu’ils subiront une formation.

Une formation au point de faire d’eux des remplaçants valables des attachés financiers qui sont des inspecteurs, contrôleurs des services financiers ou administrateurs des finances ? Peut-être. La note précise que les chefs chancelleries qui n’auront pas les aptitudes seront remplacés. Pourquoi n’avoir pas terminé avec cette étape en amont. Trompe-œil !

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