L’ancien directeur du Fonds Monétaire International (FMI) a été entendu en tant que témoin assisté dans un nouveau dossier: l’affaire LSK, une société luxembourgeoise domiciliée à Guernesey dont le but était de mettre en place un fonds d’investissement de 2 milliards d’euros. Dominique Strauss-Kahn avait co-fondé ladite société en partenariat avec le franco-israélien Thierry Leyne.

Des pertes importantes

La société n’avait pas prospéré et de nombreux investisseurs avaient perdu leur placement, notamment les Urbach, un couple de retraités marseillais ayant investi 1 140 000 euros dans LSK, Jean-François Ott, dirigeant français d’une société chypriote installée à Prague qui a mis 500 000 euros, le chef d’entreprise macédonien Jordan Trajkov, qui avait souscrit pour 400 000 euros d’obligations…

La société LSK (des initiales de ses fondateurs Leyne et Strauss-Kahn) a en effet fait banqueroute en 2014 avec une perte évaluée à 104 millions d’euros. Thierry Leyne, l’associé de DSK a mis fin à ses jours en se jettant du 23e étage d’une tour à Tel Aviv en Israël. Sa mort est le début du scandale et de cette nouvelle affaire qui implique l’ex-ministre français des finances après l’affaire du Sofitel de New York qui avait mis fin à sa carrière politique et à ses ambitions de présidentiable.

DSK bientôt mis en examen ?

Les trois principales victimes se sont constituées en partie civile et leurs avocats se disent satisfaits de ce que DSK ait été enfin écouté en tant que témoin assisté dans cette affaire, étant entendu qu’il était le PDG de ladite société. Ils espèrent voir bientôt l’ex-patron du FMI et son défunt associé mis en examen pour abus de biens sociaux, escroquerie en bande organisée, blanchiment de capitaux, abus de confiance et exercice illégal de la profession de banquier.

« J’ai été con », admet DSK

De son côté, DSK se défend de n’avoir pas vraiment exercé de fonction opérationnelle dans LSK et rejette le tort de la faillite sur son ex-associé défunt Thierry Leyne. Il l’accuse d’avoir procédé à des emprunts excessifs et s’accuse lui-même d’imprudence : « J’aurais dû me méfier ; j’ai été con. Je me suis fait avoir comme un bleu », déclarait-il à la revue Vanity Fair. Pour son avocat, son statut de témoin assisté est la preuve qu’il n’est pas responsable du dépôt de bilan de LSK.

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