Après la presse, Donald Trump s’en prend aux réseaux sociaux. Alors qu’il défendait il y a peu les réseaux contre la création d’une taxe sur les services numériques en France, le président américain estime que sa voix est censurée par les réseaux sociaux. Donald Trump a accusé les réseaux sociaux particulièrement Twitter de faire preuve de partialité laissant croire à une préférence de ses adversaires démocrates pour le censurer sur le réseau à l’oiseau bleu. Malgré ses 62 millions d’abonnés sur Twitter, Trump n’en démord pas avec les réseaux sociaux.

Le président américain s’est exprimé jeudi à l’occasion d’un « sommet » à la Maison Blanche entre lui et plusieurs organisations conservatrices, mais en l’absence des principaux réseaux concernés tels que Twitter et Facebook« Les grands groupes technologiques ne doivent pas censurer les voix des Américains », a réitéré le président américain accusant les maîtres de la Silicon Valley de « malhonnêteté » et de « partialité ».

Un « sommet » à sens unique

Ce « sommet Trump » a vu la participation de plusieurs organisations conservatrices de droite telles que le site PragerU et l’organisation TurningPoint USA qui se disent aussi victimes des mêmes restrictions imposées par les réseaux sociaux. Ces organisations connues pour compter en leur sein des « amis » de Donald Trump se sont rassemblées autour de leur mentor pour exposer leurs plaintes contre les réseaux sociaux.

Un sommet critiqué

La rencontre « amicale » de Donald Trump et ses amis a été particulièrement critiqué. Le professeur de communication à Hartford M. Adam Chiara rappelle les principes basiques d’un sommet qui sont de « rassembler différents acteurs qui échangent sur les moyens d’arriver à un objectif commun ». Et donc, l’absence remarquée des acteurs des réseaux sociaux transforme donc le fameux « sommet » en « un grand festival de plaintes » selon le professeur. De même, le vice-président de la Fondation sur les technologies de l’information et l’innovation Daniel Castro trouve risqué un tel « sommet » car il pourrait conférer une certaine légitimité à des personnalités connues pour leur excentricité.

La réaction des réseaux

Les réseaux sociaux se défendent de faire preuve de « partialité » et rejettent toutes ces accusations de Trump et ses « amis ». L’organisation Internet Association, dont font partie Google, Facebook ou encore Microsoft, a tenu à rassurer le public par la voix de son président Michael Beckerman : « Les plateformes en ligne sont le meilleur outil qui soit pour permettre à toutes les opinions politiques d’être représentées ». Puis il a complété que les réseaux internet ne font pas de discriminations idéologiques entre les utilisateurs et que les conservateurs s’en servaient même avec beaucoup d’efficacité.

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