L’intersyndicale des enseignants du supérieur n’est pas d’accord avec le gouvernement Talon qui a décidé d’évaluer des enseignants du primaire et secondaire. N’étant pas concerné par la décision du gouvernement de Talon d’évaluer les enseignants du primaire et du secondaire, les enseignants du supérieur s’en étonnent tout de même. Gabin Tchaou du Syndicat autonome de la recherche et de l’enseignement  supérieur (SYNARES) et membre de l’intersyndicale justifie cette solidarité syndicale.

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«Nous sommes des syndicalistes et le syndicat est pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs en général», clame-t-il dans un entretien accordé à un confrère de la télévision Canal3 Bénin. Il indique que «les universitaires s’étonnent des suites à donner à cette évaluation annoncée». Il explique que les enseignants qui sont reversés sont tous aujourd’hui détenteurs de diplômes professionnels.

Formation des reversés

Selon lui, depuis le reversement, ces enseignants sont soit «formés dans les écoles normales pour ceux du secondaires soit encadrés en situation de classe pour ceux du primaire». Gabin Tchaou renseigne que ces enseignants du primaire ont passé avec succès le test de l’INFRE (examen écrit du CEAP ou du CAP) et ont aussi planché en ce qui concerne la pratique dans les classes devant des jurys composés d’inspecteur, de conseiller pédagogique et de directeur. «Vous comprenez qu’on est en droit de s’inquiéter quand on décrète une évaluation pour apprécier le niveau de ceux-là qui sont formés après reversement avec l’appui des partenaires techniques et financiers», interpelle le syndicaliste.

Il ajoute que dans des administrations des lycées et collèges au Bénin, «plus de 50% des postes de responsabilité (Directeurs, censeurs, Surveillants, comparables) sont occupés par les reversés formés et ils s’acquittent très bien de leur devoir». Mieux, certains d’entre eux sont des Conseillers pédagogiques (CP). Et donc, il est incompréhensif qu’on veille les soumettre à une autre évaluation.

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5 Commentaires

  1. Proverbe du Jour : Si tu abandonnes une fois, cela peut devenir une habitude. N abandone jamais Michael Jordan Le lundi 08 juillet 2019, s’ouvre a Bangui, la me session des Comites Consultatifs Interafricains (CCI) du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Superieur et la Recherche (CAMES) qui doit statuer sur l’inscription des enseignants-chercheurs sur les differentes listes d’aptitude. Le Benin, l’un des pays membres, est en proie a un conflit interne qui risque d’impacter negativement les bases de l’institution communautaire ou meme de compromettre son avenir.
    Оспаривание завещания в суде – Зайцев и партнеры

  2. Le président Talon est un génie même sans avoir obtenu des titres ronflants de professeur agrégé ou titulaire, il connaît le Bénin et la pilule qu’il faut lui administrer afin d’amorcer un réel développement. Un évaluation et autant de polémiques venant en plus des agrégés et titulaires d monde universitaires. C’est bizarre!
    Donc les APE ne veulent plus être évalués dans cette république. Mais le président Talon ira au bout nonobstant vos jérémiades.

  3. @migbo, vous et les soutiens du régime avez une attitude provocatrice et arrogante, qui ne profite à personne et risque de vous valoir un jour de gros ennuis : le béninois est rancunier.

    Sinon, de mon point de vue, il faut une évaluation. le niveau est devenu trop faible. il suffit de lire et d’entendre ce qui vient du Bénin pour s’en rendre compte.

    Comme le suggère “le bulldozer”, le plus important réside dans les décisions qui seront prises au vu des résultats de cette évaluation de grande envergure : stages de perfectionnement récurrents, mesures libérales brutales ?
    Ce qui m’inquiète, c’est le gros trou dans les caisses de l’Etat que d’aucun pourrait vouloir combler avec des licenciements.

    \\\\////
    (@_@)

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