En plein conflit armé entre Washington et Téhéran, le FBI a annoncé jeudi 14 mai 2026 une récompense de 200 000 dollars pour toute information permettant l’arrestation de Monica Witt, ancienne spécialiste du contre-espionnage de l’armée de l’air américaine, inculpée en 2019 pour espionnage au profit de l’Iran et toujours en fuite.
Une trahison aux conséquences potentiellement dévastatrices
Âgée de 47 ans, Monica Witt a servi dans l’armée américaine de 1997 à 2008, avant d’exercer comme contractuelle gouvernementale jusqu’en 2010. Ces fonctions lui auraient donné accès à des informations classifiées SECRET et TOP SECRET, dont les véritables identités d’agents américains opérant sous couverture. En 2013, elle aurait fait défection en Iran. Selon l’acte d’inculpation, les autorités iraniennes lui auraient ensuite fourni logement et équipement informatique pour faciliter son travail au profit de Téhéran.
Un grand jury fédéral du district de Columbia l’a formellement inculpée en février 2019 pour transmission d’informations relevant de la défense nationale au gouvernement iranien. Elle serait également connue sous les alias « Fatemah Zahra » et « Narges Witt », parlerait le farsi et résiderait toujours en Iran.
Une annonce au timing géopolitique calculé
Depuis le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont mené des frappes coordonnées contre des installations militaires et nucléaires iraniennes. Un cessez-le-feu négocié par le Pakistan, déclaré le 8 avril, a depuis été rompu. Washington maintient un blocus naval sur l’Iran.
C’est dans ce cadre que Daniel Wierzbicki, responsable de la division contre-espionnage du FBI Washington, a justifié la relance de la traque : « Le FBI n’a pas oublié et estime qu’à ce moment critique de l’histoire de l’Iran, quelqu’un sait où elle se trouve. »
Une affaire aux ramifications encore indéterminées
L’acte d’inculpation précise que la défection de Witt aurait profité au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), impliqué dans des opérations de renseignement et dans le soutien à des organisations qualifiées de terroristes par Washington. Quatre ressortissants iraniens ont également été inculpés dans cette affaire pour tentative d’intrusion informatique et usurpation d’identité aggravée. Le nombre d’agents américains potentiellement compromis par ses révélations n’a pas été rendu public.



