Crédit : Alexey NIKOLSKY / Sputnik / AFP

L’accident nucléaire survenu jeudi en Russie est-il dû au test d’une nouvelle arme atomique ? La question peut effectivement se poser après que de nombreux experts aient estimé le Kremlin, responsable de ce pic de radiation. D’ailleurs, les autorités elles, ne communiquent finalement que très peu sur le sujet.

Dans la journée de jeudi, une explosion a été entendue au niveau du site militaire d’Arkhangelsk, dans le grand Nord russe. Cinq personnes ont trouvé la mort alors qu’un pic de radiation a été détecté quelques instants après l’explosion. À Severodvinsk, plus grande ville de la région située à une vingtaine de kilomètres de là-bas, les autorités locales ont enregistré un pic de radiation à 2 microsieverts, contre 0.11 habituellement. En ce qui concerne le reste, impossible d’en savoir plus. En effet, les experts et autorités russes ne communiquent pratiquement pas sur les récents événements.

Une explosion nucléaire qui fait débat

Si le seuil enregistré reste bien en dessous du seuil limite à ne pas franchir, les habitants de la région eux, se sont rués dans les pharmacies afin de se fournir en iode. Les événements de Tchernobyl, où la vérité est restée cachée durant plusieurs jours, semblent être encore dans toutes les mémoires. Moscou a toutefois reconnu qu’une substance dangereuse s’est retrouvée dans l’air, sans toutefois en préciser le composant. Enfin, l’agence fédérale de l’énergie atomique russe, Rosatom, a confirmé que cinq personnes étaient décédées, même si le New York Times lui, avance le chiffre de sept.

Très vite, les soupçons se sont portés vers le test raté d’une arme atomique. Des soupçons corroborés par le président américain Donald Trump qui, sur Twitter a affirmé que la technologie américaine était plus développée que celle des Russes. « Les États-Unis en apprennent beaucoup de l’explosion d’un missile défectueux en Russie. Nous avons une technologie similaire, quoique plus avancée. L’explosion du [missile] “Skyfall” russe inquiète la population sur l’air dans les environs du site et très au-delà. Ce n’est pas bien ! » a-t-il ainsi Twitter.

Un missile qui change tout

Une sortie qui fait écho à un discours du président Poutine, tenu en mars 2018. À l’époque, le chef du Kremlin affirmait que la Russie souhaitait développer le missile « 9M730 Burevestnik » , à propulsion nucléaire. Afin de montrer les muscles, le président russe affirmera ensuite qu’un essai a été mené avec succès quelques semaines auparavant. Du côté des services américains en revanche, on estime que, systématiquement, les essais menés par la Russie ont échoué. Toutefois, si ces derniers venaient à réussir, les cartes seraient rebattues, puisque absolument tous les systèmes de défense antimissile seraient, de fait, dépassés.

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