Starlink : Elon Musk annonce une expansion massive de sa constellation de satellites

Avec plus de 10 000 satellites en orbite basse, Starlink est devenu en quelques années un acteur structurant de la connectivité mondiale. Le réseau de SpaceX achemine aujourd’hui une part croissante du trafic internet global, notamment dans les zones rurales et les régions mal desservies par les infrastructures terrestres.

Elon Musk, PDG de SpaceX, a annoncé son intention de porter la constellation Starlink à plus de 100 000 satellites, soit dix fois la flotte actuellement en orbite. La déclaration a été faite lors d’un roadshow organisé à l’occasion de l’introduction en bourse prévue de SpaceX, en présence du directeur général de JPMorganJamie Dimon, puis confirmée par un message posté sur le réseau social X.

L’objectif affiché dépasse largement le cadre d’un simple élargissement de couverture. « Starlink sera un jour l’internet, et tout le reste ne sera qu’une connexion à Starlink », a déclaré Musk, en évoquant les générations V3, V4 et V5 de satellites conçus pour le haut débit et la connexion directe vers les téléphones mobiles.

Une montée en puissance progressive

Au 1er juin 2026, SpaceX exploitait 10 413 satellites Starlink en orbite terrestre basse, dont 10 397 encore opérationnels, faisant de l’entreprise le premier opérateur satellitaire mondial. La prochaine génération de satellites, les V3, est conçue pour offrir des vitesses de connexion de l’ordre du gigabit par seconde, avec une latence réduite grâce à des orbites plus basses. Musk a précisé que chaque engin embarque trois puces développées en interne, promettant une capacité de bande passante cent fois supérieure à la génération actuelle.

Des autorisations réglementaires encore incomplètes

L’ambition se heurte aux contraintes imposées par la Federal Communications Commission (FCC), le régulateur américain des télécommunications. Début 2026, la FCC a accordé à SpaceX l’autorisation de déployer 7 500 satellites Gen2 supplémentaires, portant le total autorisé à 15 000 unités. L’examen des demandes portant sur les satellites restants a été reporté à une date indéterminée. Les conditions imposées par le régulateur prévoient que la moitié de ce quota soit lancée avant décembre 2028, et le solde avant décembre 2031.

SpaceX devra composer avec l’opposition de concurrents comme Viasat et GlobalStar, qui ont déjà contesté devant la FCC l’extension des droits d’exploitation de la constellation, invoquant une saturation des ressources orbitales et spectrales disponibles.

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