Une décision qualifiée par beaucoup comme étant une petite surprise. En effet, les deux décrocheurs d’un portrait du président français Emmanuel Macron ont été libérés sans que la justice ne donne de suite, après que le juge en charge de l’affaire ait invoqué un « motif légitime » à leur action. Poursuivis pour vol en réunion, les deux individus n’en ont toutefois pas terminé, le parquet ayant déposé un recours en appel.

Cette décision est toutefois symbolique. En effet, l’ANV-COP21, l’action non violente COP21, a envoyé deux de ses militants décrocher les portraits du chef de l’État afin de protester contre l’inaction du gouvernement Macron face à l’urgence climatique. Un acte de désobéissance civile qui a été très médiatisé, au point que la justice se saisisse donc de ce dossier.

Le parquet fait appel

Dans les faits, c’est au mois de février dernier que 13 personnes se sont rendues dans la mairie du 2nd arrondissement de Lyon afin d’y décrocher le portrait du président de la République. Très vite, tous sont identifiés avant d’être jugés. Le 2 septembre dernier, le parquet avait alors réclamé une amende de 500 euros, estimant que ce vol organisé, ne changeait et ne réglait en rien, le changement climatique.

La justice envoie un message au gouvernement

Face au message envoyé, la justice a décidé de se montrer compatissante et d’envoyer un réel message au gouvernement. Selon le juge, le vol de cet objet de la République est un réel symbole. Toutefois, le changement climatique est une réalité qui, selon ses dires, « affecte gravement l’avenir de l’humanité » autorisant de fait les citoyens à agir afin de sensibiliser, « dans le cadre d’un devoir de vigilance critique ». En outre, le trouble à l’ordre public est resté, à ses yeux, très modéré. 

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