À la surprise générale, le président américain Donald Trump a annoncé hier le limogeage de John Bolton, désormais son ex-conseiller à la sécurité nationale. Qualifié de néoconservateur et de très belliciste, ce dernier ne fait donc plus partie de l’administration Trump. Une annonce effectuée directement via Twitter.

Affirmant sur les réseaux sociaux être en profond désaccord avec Bolton, Trump n’a pas fait de mystères, affirmant lui avoir demandé de démissionner. Des propos qui contredisent ceux du principal intéressé qui affirmait avoir demandé à partir le lundi soir avant que le président Trump ne lui demande de gérer cette affaire le lendemain. Quelques minutes plus tard, il apprendra via les réseaux sociaux qu’il était effectivement limogé. Au Washington Post, il déclarera alors qu’il aurait son mot à dire, « en temps voulu ».

Bolton et Trump, des désaccords

Les désaccords profonds entre Bolton et Trump, que ce soit au sujet de l’Iran, de la Corée du Nord ou encore du Venezuela et de la Syrie auront ainsi eu raison de leur collaboration. Nommé à ce poste au mois d’avril 2018, il est déjà le troisième à l’occuper depuis le début du mandat présidentiel. Mettant souvent, si ce n’est, toujours, les intérêts américains en avant, ce dernier est également connu pour avoir toujours tendance à vouloir régler n’importe quel conflit par une guerre. Ses tendances belliqueuses n’allaient donc pas avec la politique isolationniste du président Trump.

Un point de discorde de trop

Un constat partagé par le New York Times qui affirmait dans ses colonnes mardi dernier, que le président Trump s’est toujours plaint en interne de son conseiller, trop enclin à précipiter le gouvernement américain dans un nouveau conflit. « Si John décidait de tout, nous serions dans quatre guerres aujourd’hui », plaisantait d’ailleurs le président américain devant l’un de ses conseillers. Ne voyant pas d’un bon œil le rapprochement entre la Corée du Nord et Washington, Bolton est également celui qui a voulu frapper l’Iran après la destruction d’un drone par le régime. Le dernier désaccord en date, concernant l’annulation d’une rencontre avec les talibans suite à la mort d’un soldat américain aura été celui de trop.

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