Kim Jong-Un

Mercredi, la Corée du Nord révélait au monde entier avoir réalisé une série de tests effectués depuis un sous-marin. Une énormité selon Washington qui a décidé, hier, de réagir à l’annonce signée KCNA, l’agence de presse officielle du régime. Ainsi, selon le Pentagone, les tirs enregistrés mercredi l’auraient été depuis une plate-forme terrestre.

Interrogé à ce sujet, le colonel Pat Ryder, porte-parole de l’état-major de l’armée américaine, a confirmé ces dires, affirmant qu’il s’agissait de tirs de courte à moyenne portée. En outre, celui-ci a affirmé qu’il n’existait à ce stade, aucune preuve que les tirs effectués, l’aient été depuis un sous-marin. Même son de cloche de Mark Esper, ministre américain de la Défense qui a eu l’occasion de s’entretenir avec Taro Kono, son homologue japonais.

Pyongyang, des provocations inutiles

En effet, il semblerait que Washington ait eu envie d’évoquer ces nouvelles provocations nord-coréennes avec ses alliés régionaux, afin de définir un nouvel angle stratégique. Selon le premier rapport de cette discussion, les deux hommes ont estimé que ces tirs étaient une provocation inutile et que, visiblement, Pyongyang ne préparait pas le terrain pour de prochaines négociations. Au contraire même, le régime semble vouloir montrer les muscles, comme pour prévenir qu’il ne lâchera rien face à ses adversaires.

Kim persiste et signe

Du côté de Pyongyang, on persiste et signe. Selon les premières déclarations officielles, le missile, un Pukguksong-3, a effectivement été tiré depuis une base sous-marine, à la verticale. Celui-ci permet d’ailleurs au régime d’entrer dans une nouvelle phase de son processus d’armement et défense. Une sortie visant à contredire les accusations américaines, accusations qui pourraient jeter un nouveau froid dans les relations entre Donald Trump et Kim Jong-un.

Voir les commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP, Entrez votre commentaire
SVP saisissez votre nom