Une vidéo qui prouve que la science avance à grands pas. En effet, un patient paralysé des quatre membres a réussi à remarcher à l’aide d’un exosquelette dirigé directement par sa pensée. Cette armure motorisée permet à l’homme à l’intérieur d’effectuer quelques pas, sous l’œil ébahi de la caméra.

Il y a quatre ans, Thibault chutait gravement, au point de devenir handicapé des quatre membres. Depuis, il n’a pratiquement pas bougé. Toutefois, sa vie pourrait bien évoluer grâce à l’arrivée des exosquelettes. Ces armures motorisées et renforcées permettent pour celles et ceux qui vont les porter, de renouer avec la marche. « C’est un message d’espoir pour les personnes dans le même état que moi : il y a des choses possibles, même si on a un gros handicap », affirme pour sa part le jeune homme de 28 ans, visiblement très fier.

Le cerveau comme commande

Le prototype lui, aura nécessite une décennie de recherches et des dizaines de personnes. Dans les faits, des électrodes sont implantées dans le crâne de la personne concernée, avant de capter les messages envoyés par le cerveau et de les envoyer en direction du cœur de la machine. En effet, dans le cas de Thibault et des victimes d’fracture de la colonne vertébrale, « le cerveau est toujours capable de générer les ordres qui habituellement font bouger les bras et les jambes, mais il n’y a personne qui les exécute »

Aujourd’hui, les images enregistrées concernant l’exploit de Thibault permettent de confirmer ce constat surtout de prouver que le concept est viable. Aujourd’hui, il est tout à fait possible de capter l’activité cérébrale afin de la traduire et de la réutiliser à bon escient. Bien entendu, le chemin semble être encore très long et les exosquelettes ne sont pas tout à fait utilisables dans la vie de tous les jours, mais l’espoir semble être de mise.

L’exosquelette, pour des hommes réparés

Cloué au lit depuis son accident, Thibault lui, savoure. Après plusieurs semaines d’entraînement avec l’exosquelette, les gestes sont fluides, les gestes apparaissent de plus en plus naturels. Lever les épaules devient facile, plier le coude également. Un vrai plaisir d’autant que le jeune homme a le sentiment d’aider la science. « Quand on a eu toutes les douleurs, toutes les souffrances que j’ai pu vivre, je n’ai aucune frustration, ça a toujours été un plaisir de pouvoir participer à ces recherches ». Dans les mois prochains, d’autres patients devraient eux aussi se lancer dans une série de tests.

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