Le gouvernement ivoirien a lancé, mardi 19 mai 2026 à Abidjan-Plateau, la validation de deux instruments destinés à renforcer la détection précoce des maladies aggravées par les variations climatiques. L’atelier, présidé par Eugénie Doh épse Gagne, conseillère technique du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture Maladie universelle, a réuni les acteurs du secteur sanitaire autour de ces deux dispositifs.
Le premier est une étude de vulnérabilité et d’adaptation du secteur santé au changement climatique. Le second est une plateforme numérique de surveillance des maladies climatosensibles. Ces outils ciblent en priorité le paludisme, la dengue, le choléra, les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires aiguës ainsi que les pathologies liées à la qualité de l’eau et de l’environnement.
Un système d’alerte adossé aux données climatiques
L’approche retenue par les autorités ivoiriennes repose sur le croisement des données sanitaires et environnementales pour anticiper les pics épidémiques avant qu’ils ne se déclarent. La plateforme de surveillance est conçue pour alimenter un système national d’alerte précoce capable de déclencher une réponse coordonnée dès l’identification de signaux à risque.
La Côte d’Ivoire figure parmi les pays d’Afrique subsaharienne les plus exposés aux effets sanitaires du dérèglement climatique. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le paludisme et les maladies diarrhéiques représentent deux des principales causes de mortalité infantile dans la région, avec une saisonnalité directement corrélée aux précipitations et aux températures.
Prochaines étapes après validation
L’atelier du 19 mai constitue la phase de validation officielle des deux outils. Une fois adoptés, leur déploiement opérationnel à l’échelle nationale devra être précisé par le ministère de la Santé. Aucun calendrier de mise en œuvre n’a été communiqué à l’issue de la session d’ouverture.



