L’ex-Premier ministre ivoirien Guillaume Soro et l’un des anciens grand allié du président Alassane Ouattara est visiblement déchaîné contre celui-ci. Avec son exclusion de l’élection présidentielle du 31 octobre prochain qui est train d’être consommée tout doucement et que celui-ci ne veut pas accepter en multipliant ses déclarations de candidatures en dépit de tout, Soro a une nouvelle fois porté l’affaire devant Emmanuel Macron. C’est dans une lettre ouverte publiée ce mercredi par un média français, que l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne a invité M. Macron à prendre position dans le cadre de ces élections en faveur du peuple ivoirien et de la démocratie.
Notons que la publication de cette lettre coïncide avec la venue du président Ouattara dans l’Hexagone où il est prévu dans son agenda une rencontre avec le président français. « L’Afrique croit en la France en tant qu’elle est le pays de la démocratie et des libertés, aujourd’hui comme hier. Votre parole est forte. Elle est attendue, en Côte d’Ivoire et bien au-delà de la Côte d’Ivoire. La France ne peut pas aller dans le sens de ceux qui piétinent les libertés fondamentales d’un pays : c’est ma conviction absolue et c’est aussi l’espoir de millions de femmes et d’hommes qui croient en la démocratie, » a déclaré Guillaume Soro.
Je ne demande rien pour moi-même
L’ancien chef rebelle a indiqué ne rien vouloir pour lui-même et ne cherche que la libération des élections qui sont prises en otage par le pouvoir Ouattara, empêchant de fait, la participation de tous ceux qui en ont droit. « Je ne demande rien pour moi-même : seulement des élections honnêtes et justes dans lesquelles chaque candidat pourra se présenter librement, pour que le peuple puisse voter librement. En Côte d’Ivoire, après 60 ans d’Indépendance, la population n’acceptera pas l’émergence d’un pouvoir usé qui cherche à se maintenir à tout prix à la tête de l’Etat, en écartant arbitrairement du jeu démocratique tous ceux qui, constitutionnellement, sont en droit de solliciter le suffrage populaire, » a estimé l’ancien leader de la FESCI.
L’UE prend déjà position
Rappelons que ce mardi 25 août, la délégation de l’Union européenne dans le pays a déjà pris sa position en indiquant ne soutenir qu’un processus. « Nous ne soutenons pas un candidat mais nous soutenons un processus, car nous, Union Européenne, nous croyons profondément que l’élection est le meilleur moyen de désigner les gouvernants, et il est dans l’intérêt de tous, opposition comme majorité, que ce processus se passe bien », avait déclaré Laurent d’Ersu, le chargé des affaires de la délégation de l’UE en Côte d’Ivoire.
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