Croissance au Maghreb: les prévisions optimistes de la Banque mondiale

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La Banque mondiale, institution financière internationale fondée en 1944, joue un rôle déterminant dans l’analyse et la prévision des tendances économiques mondiales. Grâce à son expertise approfondie et ses équipes de recherche spécialisées, elle fournit des évaluations rigoureuses basées sur des modèles économétriques complexes et une vaste base de données macroéconomiques. Cette institution suit particulièrement les performances des économies émergentes et publie des rapports semestriels détaillés qui servent de référence aux décideurs politiques et aux investisseurs internationaux.

Une dynamique économique solide face aux défis mondiaux

L’économie algérienne affiche une résilience remarquable avec des perspectives de croissance de 3,4% pour 2025, dépassant nettement la moyenne mondiale attendue de 2,7%. Cette performance témoigne d’une trajectoire économique positive, comme l’illustrent les taux de croissance des années précédentes : 3,6% en 2022, 4,1% en 2023, et une projection de 3,1% pour 2024. La légère révision à la baisse de 0,3 point par rapport aux prévisions initiales de juin 2024 découle essentiellement d’ajustements liés au secteur des hydrocarbures, sans remettre en cause la solidité fondamentale de l’économie.

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Les enjeux régionaux et la diversification économique

Les autres pays du Maghreb présentent des trajectoires économiques contrastées. Le Maroc devrait atteindre une croissance de 3,9% en 2025, tandis que la Tunisie progresse plus modestement avec 2,2%. La Libye se démarque par une prévision spectaculaire de 9,6%, principalement portée par les anticipations de reprise de sa production pétrolière. Ces disparités soulignent l’importance des stratégies de diversification économique et de réformes structurelles pour maintenir une croissance durable.

Les défis d’un environnement international complexe

L’optimisme mesuré pour l’économie algérienne prend tout son sens face aux multiples obstacles qui caractérisent l’environnement économique mondial. Les tensions géopolitiques, l’incertitude politique, les fluctuations des politiques commerciales et l’inflation persistante constituent des facteurs de risque significatifs. La Banque mondiale souligne particulièrement l’impact potentiel du changement climatique et des catastrophes naturelles sur les perspectives de développement. Pour les économies émergentes, cette conjoncture ralentit considérablement leur processus de convergence avec les économies avancées en termes de revenu par habitant. La réussite économique nécessitera désormais une approche intégrée combinant stabilité macroéconomique, réformes structurelles et adaptation aux défis climatiques.

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