Après le tir d’un missile Orechnik, l’Ukraine obtient une session d’urgence à l’ONU

Depuis le début de la guerre, la Russie a régulièrement eu recours à des missiles de plus en plus sophistiqués pour frapper le territoire ukrainien. Parmi ces armes figure le missile Orechnik, présenté par Moscou comme un système balistique de dernière génération. Son utilisation contre des cibles en Ukraine a déjà suscité de vives réactions diplomatiques par le passé. La récente frappe attribuée à ce missile, survenue dans l’ouest du pays et ayant touché la capitale Kiev, a ravivé ces tensions et conduit l’Ukraine à solliciter une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.

Cette demande, appuyée par plusieurs États membres dont la France, a abouti à la convocation d’une session spéciale prévue pour le lundi 12 janvier. Pour Kiev, l’usage de ce missile constitue un signal inquiétant et appelle une réponse internationale rapide.

Missile Orechnik et frappes russes en Ukraine

Dans la nuit du jeudi au vendredi, des frappes russes ont visé plusieurs zones du territoire ukrainien, notamment Kiev et la région de Lviv. Selon les autorités ukrainiennes, l’attaque a causé la mort d’au moins quatre personnes dans la capitale. Les infrastructures énergétiques ont été particulièrement touchées, provoquant des coupures de chauffage dans près de la moitié des immeubles résidentiels de Kiev.

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Face à la dégradation rapide des conditions de vie, le maire de la capitale a invité une partie de la population à quitter temporairement la ville. Cette situation a renforcé le sentiment d’urgence exprimé par les autorités ukrainiennes, qui estiment que les civils et les équipements essentiels sont directement visés.

La Russie, de son côté, affirme avoir utilisé le missile Orechnik pour frapper des sites liés à la production de drones et des installations énergétiques qu’elle associe à des attaques précédentes contre son territoire. Moscou justifie ces frappes comme une réponse à ce qu’elle qualifie d’actions hostiles menées par Kiev. L’armée ukrainienne conteste cette version et rejette les accusations portées par la Russie.

Au-delà des divergences de discours, l’emploi d’un missile balistique de ce type marque une nouvelle étape dans la conduite des opérations militaires. Pour l’Ukraine, il ne s’agit pas seulement d’une question militaire, mais d’un enjeu diplomatique et humanitaire qui nécessite une prise de position claire de la communauté internationale.

Conseil de sécurité de l’ONU et réaction diplomatique internationale

Dès l’annonce de l’attaque, l’Ukraine a adressé une requête officielle aux Nations unies pour obtenir la convocation du Conseil de sécurité. Dans sa lettre, l’ambassadeur ukrainien a dénoncé des frappes visant des civils et des infrastructures essentielles, qualifiant ces actions de violations graves du droit international.

Il a également souligné que l’utilisation du missile Orechnik dans la région de Lviv, non loin des frontières de l’Union européenne, représentait une menace directe pour la sécurité du continent. Selon lui, ce type de frappe dépasse le cadre strictement militaire et pose un risque sérieux pour la stabilité régionale.

La demande ukrainienne a reçu le soutien de plusieurs membres du Conseil, dont la France. Le programme officiel de l’ONU a été modifié afin d’inscrire une session d’urgence le lundi 12 janvier. Cette réunion doit permettre aux représentants des États membres d’examiner la situation, d’entendre les positions des différentes parties et d’évaluer les options diplomatiques disponibles.

Pour Kiev, l’objectif est clair : obtenir une condamnation formelle des frappes et rappeler la responsabilité de la Russie dans les pertes humaines et les destructions subies par les civils. Les autorités ukrainiennes espèrent également que cette réunion contribuera à maintenir la pression internationale sur Moscou.

Du côté russe, la communication reste centrée sur la justification des frappes comme des actions ciblées contre des infrastructures militaires. Aucune indication précise n’a été fournie sur les sites exacts touchés, ce qui alimente les interrogations sur l’ampleur réelle des dégâts et sur la nature des objectifs visés.

8 réflexions au sujet de “Après le tir d’un missile Orechnik, l’Ukraine obtient une session d’urgence à l’ONU”

  1. Lviv est située à environ 50 km de la frontière polonaise. Le but du comique pianiste est de dire à l’ONU que la Russie est un danger pour l’Europe et le mond libre 🤨

    De leur côté, en tirant ce missile, les Russes montrent aux européens qu’ils sont à 10 minutes de la cata s’ils continuent avec leur politique belliqueuse.
    Normalement, ça calme sauf que les dirigeants européens sont dans un état de folie hystérique suicidaire

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  2. Quand les occidentaux poussent l’Ukraine à bombarder en profondeur le territoire Russe, savaient ils à quoi ils exposent l’Ukraine en jouant à ce jeu dangereux ???

    Poutine est trop lent à la colère !!!

    Moi à sa place, il y a longtemps qu’il n’y ait plus rien qui tienne debout à Kiev.

    Aucun pont, aucun bâtiment public même palais présidentiel. Un grand doit se faire respecter. En deux ou trois mois le territoire l’ukrainien devrait être réduire en désert.

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    • Poutine a déjà répondu à ça : la population russe a de la famille en Ukraine et la Rus’ de Kiev est le berceau de la Russie
      Si Poutine n’était pas lent à la colère, toute l’Europe serait déjà vitrifiée, GB y compris !
      Il faut prier pour ce gars, c’est notre assurance-vie

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  3. « Selon les autorités ukrainiennes, l’attaque a causé la mort d’au moins quatre personnes dans la capitale »

    Il espère quoi, ce guignol ? Les USA ont tué au moins 100 personnes à Caracas !

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    • C’est sa stratégie depuis le début. Il provoque (attaque sur la résidence de Poutine), il attend les frappes de représailles et ensuite il va pleunicher à l’ONU, l’OTAN, Trump et les Européens.
      Avec seulement 4 morts dans sa besace, c’est pas gagné mais, s’il y a vote, on verra combien de pays se font encore avoir par cette combine.

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    • La différence, c’est que les USA peuvent tuer qui ils veulent, quand ils veulent. C’est même eux qui l’ont dit !

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    • Zélensky panique. Orechnik est un missile que les systèmes américains ne peuvent pas intercepter. Si les Russes le ciblent, il est mort ! Et si Trump peut enlever Maduro, les Russes peuvent enlever Zelensky.

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