Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans une guerre civile opposant l’armée nationale aux forces paramilitaires RSF. Les combats continuent de provoquer des déplacements massifs de civils et des destructions importantes dans des villes comme Khartoum et El-Fasher. Malgré la violence et la crise humanitaire, des moments capables de rassembler la population restent précieux. C’est dans cette atmosphère que l’équipe nationale se prépare à affronter le Sénégal en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, avec l’espoir qu’une victoire puisse apporter un souffle d’unité et de répit.
Un match porteur d’unité pour le Soudan
Vendredi 2 janvier 2026, lors d’une conférence de presse, Kwesi Appiah, entraîneur de l’équipe nationale soudanaise, a évoqué l’effet du football sur la population. Selon lui, les victoires récentes lors des matchs de qualification pour la Coupe du Monde ont parfois permis aux habitants de mettre de côté les conflits et de célébrer ensemble, quelques heures durant. Le capitaine Bakhit Khamis a rappelé combien il était difficile pour les joueurs de rester concentrés sur le terrain tout en pensant à leurs familles et foyers affectés par la guerre.
Pour l’équipe, chaque rencontre dépasse le simple enjeu sportif. Appiah a expliqué qu’une victoire contre le Sénégal pourrait, même temporairement, atténuer les tensions et offrir à la population un moment d’unité et de soulagement.
Défis et mobilisation des joueurs soudanais
Selon l’entraîneur, les préparatifs pour ce match se déroulent dans des conditions particulièrement difficiles. Les joueurs doivent gérer à la fois la pression de représenter un pays en guerre et l’inquiétude pour leurs proches touchés par le conflit. Chaque geste sur le terrain prend un sens symbolique, devenant une manière d’apporter espoir et fierté aux citoyens soudanais.
Cette rencontre, prévue pour le samedi 3 janvier, pourrait dépasser le simple cadre sportif et se transformer en symbole de résilience. Pour un peuple éprouvé, elle représente une occasion de retrouver un instant de joie et, peut-être, de croire à une pause dans la tourmente.



