Capture de Maduro : l'Iran avertit après les menaces de Trump

L’arrestation spectaculaire de Nicolás Maduro par des agents américains au Venezuela, le 3 janvier dernier, continue de provoquer des ondes de choc à travers le monde. Cette opération éclair, menée en coordination avec des forces d’opposition vénézuéliennes, a abouti au transfert du président vers les États-Unis où il fait face à des accusations de narco-terrorisme. Fort de ce succès, Donald Trump a multiplié les déclarations offensives, laissant entendre que Washington pourrait intervenir ailleurs, notamment en Iran où des manifestations de commerçants agitent actuellement le pays.

Téhéran met en garde Washington contre toute ingérence au Moyen-Orient

Face à ces menaces américaines, la République islamique a réagi avec fermeté. Ali Laridjani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, a adressé un avertissement direct à l’administration Trump. Toute tentative d’immixtion américaine dans les affaires intérieures iraniennes entraînerait selon lui une déstabilisation de l’ensemble du Moyen-Orient. Le haut responsable a également prévenu que les intérêts de Washington dans la région seraient anéantis si les États-Unis persistaient dans cette voie.

Sur la plateforme X, Laridjani a tenu à distinguer les commerçants protestataires des « éléments destructeurs », rejetant toute lecture américaine qui assimilerait ces manifestations à un mouvement de contestation politique exploitable de l’extérieur.

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L’Iran refuse la comparaison avec le Venezuela après l’arrestation de Maduro

Le message iranien apparaît comme une mise en garde préventive. Téhéran cherche manifestement à dissuader Washington de reproduire le scénario vénézuélien sur son territoire. La capture de Maduro, présentée par Trump comme un triomphe dans la lutte contre le narcotrafic, pourrait en effet encourager l’administration américaine à envisager des actions similaires contre d’autres gouvernements jugés hostiles.

L’Iran rappelle toutefois que la situation régionale diffère considérablement. Une déstabilisation de la République islamique aurait des répercussions immédiates sur l’ensemble du Moyen-Orient, une zone où les États-Unis maintiennent des bases militaires et des alliances stratégiques. Le calcul coût-bénéfice serait donc radicalement différent de celui effectué pour le Venezuela.

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