Les forces armées américaines ont procédé ce samedi 3 janvier à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro lors d’une opération militaire sans précédent menée à Caracas. Accompagné de son épouse Cilia Flores, le dirigeant a été extrait du territoire vénézuélien et transféré vers les États-Unis pour y être jugé. Le président Donald Trump a qualifié cette intervention de « brillante opération » menée après une frappe de grande envergure sur plusieurs installations militaires de la capitale. Maduro fait l’objet d’accusations de narco-terrorisme et de trafic de cocaïne aux États-Unis, avec une prime de 50 millions de dollars qui avait été promise pour sa capture.
Trump affirme l’absence de coordination avec Moscou sur le Venezuela
Interrogé sur d’éventuels contacts avec le Kremlin concernant cette intervention militaire, Donald Trump a formellement démenti toute discussion avec Vladimir Poutine au sujet du Venezuela. Lors de sa conférence de presse tenue dans sa propriété de Mar-a-Lago en Floride, le président américain a répondu sans ambiguïté à cette question : il n’a jamais abordé la situation vénézuélienne avec son homologue russe.
Cette déclaration intervient alors que la Russie compte parmi les principaux soutiens internationaux du régime de Maduro. Le ministère russe des Affaires étrangères a d’ailleurs condamné l’action américaine, la qualifiant d' »acte d’agression armée contre le Venezuela« . La position de Trump semble indiquer que l’administration américaine a agi de manière unilatérale, sans chercher à obtenir l’aval ou même à informer préalablement Moscou de cette opération d’envergure.
Washington revendique une action strictement légale contre le narco-terrorisme
Le secrétaire d’État Marco Rubio a justifié l’intervention en rappelant que Maduro n’est pas considéré par Washington comme le président légitime du Venezuela, mais plutôt comme le chef du Cartel de Los Soles, une organisation narco-terroriste ayant pris possession d’un pays. L’opération aurait été menée pour exécuter un mandat d’arrêt émis par le tribunal fédéral de New York, où Maduro est poursuivi depuis 2020 pour des accusations liées au trafic de stupéfiants vers le territoire américain.
La procureure générale Pam Bondi a annoncé que le couple capturé fera face à « toute la rigueur de la justice américaine sur le sol américain ». Les chefs d’accusation incluent la conspiration de narco-terrorisme, l’importation de cocaïne et la possession d’armes lourdes contre les États-Unis. L’administration Trump présente donc cette action comme une opération d’application de la loi plutôt que comme une intervention visant un changement de régime, bien que plusieurs sénateurs démocrates aient accusé les responsables de l’administration d’avoir menti au Congrès sur leurs véritables intentions.
Les réactions internationales demeurent très divisées. Si l’Argentine de Javier Milei a salué l’action américaine, la Colombie, Cuba et l’Iran l’ont fermement condamnée. Le vice-président vénézuélien Delcy Rodríguez a exigé une preuve de vie pour Maduro et son épouse, affirmant que leur gouvernement ignore où ils se trouvent actuellement.




« Maduro n’est pas considéré par Washington comme le président légitime du Venezuela, mais plutôt comme le chef du Cartel de Los Soles »
Le mot « considéré » a une saveur toute spéciale : ketchup-moutarde
C’est le choix du roi. Faut rappeller que zéléski reçu chez Trump la semaine dernière n’est plus président de l’Ukraine depuis plus d’un an, selon la constitution ukrainienne.