France : Brigitte Macron plus appréciée qu’Emmanuel selon le baromètre IFOP-Fiducial

Dans le dernier sondage IFOP‑Fiducial publié le 14 janvier 2026 et relayé par Sud Radio, la Première dame Brigitte Macron apparaît plus appréciée que son époux, le président Emmanuel Macron, auprès de l’opinion publique française. Ce résultat surprenant souligne une dynamique d’opinion où l’image de la Première dame sur certains terrains – notamment sociétal et médiatique – dépasse celle du chef de l’État lui‑même. Cette enquête classe Brigitte Macron à la 7ᵉ place des personnalités politiques préférées des Français avec 42 % d’opinions favorables, une entrée remarquée dans le top 10, alors que le président arrive nettement plus bas dans ce classement à la 50ᵉ place avec 24 % d’avis positifs. Ces chiffres confirment une tendance de désaffection envers le locataire de l’Élysée, au point de voir sa propre épouse mieux perçue par une partie de l’électorat.

Historiquement, Emmanuel Macron était entré à l’Élysée avec une popularité nettement plus élevée, héritant d’un soutien public qui oscillait autour de 60 % d’opinions favorables au début de son premier mandat en 2017, une position confortable comparable à celles de ses prédécesseurs immédiats. Cette forte adhésion initiale s’expliquait par un vote de renouvellement politique fort et une volonté de rupture avec les équilibres traditionnels de la vie politique française. Toutefois, au fil des années et des réformes souvent controversées ainsi que des crises sociales et économiques, cette cote s’est réduite graduellement, entraînant une chute marquée de l’approbation populaire au fil du temps.

Tendance de popularité des Macron : entre rejet et réévaluation

L’évolution de la popularité d’Emmanuel Macron au cours de son mandat montre une érosion significative du capital de sympathie politique qu’il détenait à son arrivée au pouvoir. Au cours des derniers baromètres, moins d’un quart des Français se sont déclarés satisfaits de l’action présidentielle, avec parfois des taux aussi faibles que 16 % à 21 %.

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Cette désaffection n’est pas homogène géographiquement ou socialement : certaines catégories de la population se montrent plus critiques que d’autres, alors que le discours sur des sujets sensibles – retraites, pouvoir d’achat, réformes structurelles – continue de diviser l’opinion. Il est possible que ces perceptions négatives se reflètent dans les classements de personnalités où figurent aussi des figures politiques indépendantes ou d’autres représentants traditionnels de la vie publique française.

Dans ce paysage, la progression de Brigitte Macron dans le classement de popularité attire l’attention. Elle se positionne juste derrière les premières personnalités les plus appréciées et devance certains responsables politiques bien implantés traditionnellement.

Brigitte Macron : une préférence incarnée par les Français

Alors que le président subit une désaffection continue, l’image de Brigitte Macron demeure relativement positive, ce qui montre une nuance importante dans la perception du public envers les figures associées à la présidence. L’épouse du chef de l’État, par son rôle non exécutif mais visible dans des domaines sociétaux et caritatifs, semble bénéficier d’une popularité plus transversale. Elle est souvent perçue comme une figure apolitique, moins soumise aux controverses partisanes et aux débats politiques quotidiens qui pèsent sur le président.

Dans plusieurs segments de l’opinion, cette distinction entre la fonction présidentielle et le rôle de Première dame pourrait expliquer pourquoi Brigitte Macron recueille un soutien plus large, même si celui‑ci ne se traduit pas directement en approbation politique formelle. Elle s’insère dans un top 10 des personnalités plébiscitées, ce qui est notable pour une personnalité qui n’exerce pas de mandat politique officiel.

Ce phénomène n’est pas isolé dans l’histoire politique française : plusieurs Premières dames ont parfois bénéficié d’une image favorable, appréciées pour leur proximité avec les citoyens, leurs initiatives sociales ou leur présence médiatique. Cependant, c’est une première fois de voir une Première dame dépasser aussi nettement la cote d’un président en exercice dans des sondages d’opinion publiques contemporains, ce qui confère à cette situation une dimension d’exception.

Dans l’opinion comme dans les médias, les commentaires sur ces résultats soulignent souvent le contraste entre les attentes de la population envers l’exécutif et les images plus consensuelles ou neutres associées à des personnalités qui ne sont pas directement engagées dans l’arène politique quotidienne.

Enjeux et perspectives pour l’exécutif

Ce résultat soulève des questions sur la relation entre perception publique et performance politique effective, en particulier à un moment où les défis socio‑économiques et institutionnels en France demeurent au centre de l’attention. L’écart entre la popularité de la Première dame et celle du président pourrait être interprété comme un indicateur de tension entre l’image institutionnelle de la présidence et les attentes citoyennes de représentation et de proximité sociale.

Pour l’exécutif, ces enseignements pourraient s’avérer pertinents à l’approche des échéances électorales à venir, notamment les scrutins de 2027, où la dynamique d’opinion pourrait influencer les stratégies des partis et des candidats. Le sondage IFOP‑Fiducial du 14 janvier 2026 constitue ainsi non seulement un moment de photographie de l’opinion française, mais aussi un point d’appui pour comprendre comment les figures publiques sont perçues dans un contexte politique en pleine évolution.

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