Le trafic de cannabis reste une réalité persistante, malgré les dispositifs de contrôle mis en place par les autorités. Des réseaux structurés continuent d’alimenter la consommation sur l’ensemble du territoire, en s’adaptant aux méthodes de surveillance et aux contraintes sécuritaires. Ce phénomène ne concerne pas uniquement l’espace public. Il touche aussi les établissements pénitentiaires, où les produits stupéfiants parviennent encore à circuler, parfois avec l’aide de personnes censées garantir la sécurité des lieux.
C’est dans ce cadre qu’une affaire récente, jugée à Aix-en-Provence, a mis en cause une agente pénitentiaire accusée d’avoir facilité l’introduction de cannabis au sein de la maison d’arrêt d’Aix-Luynes, dans le sud de la France.
Trafic de cannabis et condamnation d’une agente pénitentiaire
La justice française a condamné une jeune surveillante de la prison d’Aix-Luynes à trois ans de prison, dont un an avec sursis. Elle devra également rester incarcérée et se voit interdire l’accès à la fonction publique et à l’administration pénitentiaire pour une durée de cinq ans. Les faits reprochés concernent l’introduction de quatre blocs de résine de cannabis à l’intérieur de l’établissement.
Dépositaire de l’autorité publique, l’agente occupait une position qui lui permettait d’accéder à des zones sensibles de la prison. Selon les éléments examinés lors de l’audience, elle aurait utilisé cette position pour faciliter l’entrée de stupéfiants destinés à la population carcérale. Le tribunal a retenu plusieurs qualifications pénales, notamment liées à la corruption et au transport de drogues.
Autres condamnations
L’affaire ne se limite pas à un acte isolé. Quatre autres personnes ont également été condamnées à des peines allant de deux à trois ans de prison. Un prévenu a, pour sa part, été relaxé. Des prestataires extérieurs à l’administration pénitentiaire figuraient parmi les mis en cause, ce qui a renforcé les soupçons autour de la circulation de produits illicites aux abords et à l’intérieur de l’établissement.
L’implication d’une agente chargée de faire respecter les règles a été perçue comme une atteinte grave à la crédibilité de l’institution. La justice a estimé que les faits portaient atteinte à la confiance accordée aux représentants de l’autorité publique, tout en facilitant une activité illégale déjà bien implantée derrière les barreaux.


