En 2025, l’Algérie a poursuivi ses exportations d’hydrocarbures vers plusieurs partenaires stratégiques, confirmant la place centrale du pétrole dans son économie. Selon les données disponibles et rapportées par Ecotimes, trois pays se distinguent nettement par les volumes qu’ils achètent au pays nord-africain. La Corée du Sud, la France et l’Espagne figurent en tête de ce classement, absorbant une part significative de la production algérienne. Ces flux commerciaux illustrent les liens énergétiques durables entre l’Algérie, l’Europe et l’Asie. Au-delà des chiffres, ces échanges soulignent l’enjeu crucial des recettes en devises pour la stabilité économique du pays.
L’Algérie demeure l’un des acteurs majeurs du marché énergétique en Méditerranée. Grâce à ses importantes réserves d’hydrocarbures et à ses infrastructures d’exportation, le pays continue d’approvisionner des partenaires clés, malgré un contexte international marqué par la volatilité des prix et les tensions géopolitiques. En 2025, les exportations de pétrole brut et de produits raffinés ont principalement bénéficié à trois destinations, confirmant une orientation à la fois européenne et asiatique des débouchés algériens.
Corée du Sud : premier client du pétrole algérien en Asie
La Corée du Sud occupe la première place parmi les acheteurs de pétrole algérien en 2025. Le pays asiatique importe chaque jour plus de 120 000 barils en provenance d’Algérie, ce qui en fait le principal partenaire pétrolier du pays sur le continent asiatique. Cette relation commerciale repose sur la qualité du brut algérien, réputé pour sa faible teneur en soufre, mais aussi sur la fiabilité des livraisons assurées par Sonatrach.
Séoul cherche depuis plusieurs années à diversifier ses sources d’approvisionnement énergétique afin de réduire sa dépendance vis-à-vis du Moyen-Orient. L’Algérie s’est ainsi imposée comme un fournisseur alternatif crédible, capable de garantir des volumes réguliers et une stabilité contractuelle. Les raffineries sud-coréennes utilisent principalement ce pétrole pour alimenter leur marché intérieur et leurs exportations de produits raffinés.
Cette coopération énergétique s’inscrit dans un cadre plus large de relations économiques entre les deux pays. Les échanges ne se limitent pas aux hydrocarbures, mais incluent également des partenariats industriels, technologiques et logistiques. Pour Alger, la Corée du Sud représente un client stratégique, tant par les volumes achetés que par la régularité des transactions.
France et Espagne : piliers européens des exportations pétrolières algériennes
En Europe, la France et l’Espagne se distinguent comme les deux principaux importateurs de pétrole algérien. La France achète environ 100 000 barils par jour, tandis que l’Espagne se situe légèrement en dessous de ce niveau. Ces flux traduisent une relation énergétique ancienne, fondée sur la proximité géographique et les infrastructures existantes.
Les ports méditerranéens jouent un rôle essentiel dans cette dynamique. Les cargaisons algériennes sont facilement acheminées vers les raffineries françaises et espagnoles, ce qui réduit les coûts logistiques et sécurise les délais de livraison. De plus, les deux pays européens cherchent à renforcer la diversification de leurs sources d’énergie, dans un contexte de transition énergétique et de recherche de stabilité d’approvisionnement.
La France, en particulier, maintient des liens historiques avec l’Algérie dans le secteur des hydrocarbures. Les échanges énergétiques s’inscrivent dans un cadre plus large de coopération économique et diplomatique. L’Espagne, de son côté, considère l’Algérie comme un partenaire clé pour garantir la sécurité de son approvisionnement, notamment après les recompositions du marché gazier et pétrolier en Europe.
Ces partenariats permettent à l’Algérie de consolider sa présence sur le marché européen, tout en limitant les risques liés à la concentration de ses exportations vers une seule région du monde.
Le pétrole algérien, moteur essentiel des recettes en devises
Les exportations de pétrole constituent depuis des décennies l’une des principales sources de devises pour l’Algérie. La vente d’hydrocarbures, généralement libellée en dollars américains, permet au pays de disposer de ressources financières indispensables pour financer ses importations, soutenir son budget et préserver ses réserves de change.
Les revenus issus du pétrole et du gaz contribuent à l’équilibre macroéconomique national. Ils servent notamment à couvrir les besoins en produits alimentaires, équipements industriels, médicaments et technologies importées. Dans un pays où la diversification économique reste un chantier prioritaire, les recettes pétrolières jouent encore un rôle central dans la stabilité financière.
Historiquement, la législation algérienne encadre strictement l’exploitation et la commercialisation des ressources énergétiques. Sonatrach, entreprise publique, demeure l’acteur principal du secteur, avec pour mission de valoriser les richesses nationales tout en assurant une gestion stratégique des exportations. Les contrats conclus avec les partenaires étrangers sont conçus pour sécuriser les flux financiers et garantir des revenus réguliers à l’État.
Cette dépendance aux hydrocarbures expose toutefois l’économie algérienne aux fluctuations des cours mondiaux. Une baisse prolongée des prix peut réduire les entrées de devises, tandis qu’une hausse offre une marge budgétaire plus confortable. C’est pourquoi la stabilité des clients, comme la Corée du Sud, la France et l’Espagne, revêt une importance particulière pour Alger.
Des partenariats énergétiques à forte portée stratégique
Au-delà des volumes exportés, les relations pétrolières entre l’Algérie et ses principaux clients s’inscrivent dans une logique géopolitique plus large. Fournir du pétrole à des économies majeures renforce la position du pays comme acteur énergétique fiable, capable de contribuer à la sécurité d’approvisionnement internationale.
La diversification des marchés, entre Europe et Asie, permet également de limiter les risques liés aux crises régionales ou aux changements de politiques énergétiques. En maintenant des débouchés variés, l’Algérie préserve une certaine flexibilité commerciale et stratégique.
Ces échanges s’accompagnent souvent de coopérations techniques, de formations et de projets d’investissement. Les partenariats énergétiques servent ainsi de levier pour renforcer les relations bilatérales dans d’autres secteurs, comme les infrastructures, l’industrie ou la technologie.



