En 2025, le tourisme s’est imposé comme l’un des principaux moteurs économiques en Afrique du Nord. Le Maroc, l’Égypte et la Tunisie ont concentré l’essentiel des recettes générées par les voyageurs internationaux sur le continent rapporte Le360. Grâce à des offres diversifiées mêlant patrimoine, balnéaire, désert, culture et bien-être, ces trois destinations ont attiré des millions de visiteurs. Les revenus engrangés se chiffrent en milliards de dollars et confirment la place stratégique du secteur dans leurs économies nationales. L’enjeu central reste désormais la consolidation de ces performances face aux défis de compétitivité et de durabilité.
Maroc : un tourisme performant soutenu par une offre diversifiée et des recettes record
En 2025, le Maroc s’est hissé parmi les toutes premières destinations africaines en matière de recettes touristiques. Selon les données communiquées par les autorités du secteur, le pays a généré environ 13,5 milliards de dollars grâce aux dépenses des visiteurs étrangers. Cette performance s’explique par une fréquentation élevée, portée par des villes emblématiques comme Marrakech, Casablanca, Fès ou Agadir, mais aussi par la valorisation du désert, des montagnes de l’Atlas et du littoral atlantique.
La stratégie marocaine repose sur une politique de promotion internationale soutenue, des investissements dans les infrastructures hôtelières et de transport, ainsi que sur la modernisation de l’offre culturelle. Les riads, les circuits patrimoniaux, les festivals et le tourisme d’affaires ont contribué à élargir la clientèle au-delà du simple tourisme balnéaire. Cette diversité permet d’allonger la durée moyenne de séjour et d’augmenter les dépenses par visiteur.
Les retombées économiques sont visibles dans plusieurs secteurs : hôtellerie, restauration, artisanat, transport et événementiel. Le tourisme constitue également une source importante de devises, contribuant à l’équilibre de la balance des paiements. En 2025, le Maroc a ainsi consolidé son statut de leader africain en matière de valorisation touristique, avec un modèle qui combine attractivité culturelle, stabilité relative et capacité d’accueil renforcée.
Égypte : le poids du patrimoine historique dans les revenus touristiques africains
L’Égypte demeure une référence incontournable du tourisme africain, notamment grâce à son patrimoine antique unique au monde. Les pyramides de Gizeh, les temples de Louxor, la vallée des Rois ou encore les musées du Caire continuent d’attirer des millions de visiteurs chaque année. En 2025, les recettes touristiques égyptiennes sont estimées à environ 14 à 15 milliards de dollars, selon les chiffres communiqués par les autorités et les institutions spécialisées.
Cette performance repose sur la combinaison de plusieurs segments : tourisme culturel, croisières sur le Nil, séjours balnéaires sur la mer Rouge et tourisme urbain. Les stations de Charm el-Cheikh et d’Hurghada jouent un rôle majeur dans l’attractivité internationale du pays, tout comme les grands projets de modernisation des infrastructures touristiques.
L’État égyptien a multiplié les initiatives pour sécuriser les zones touristiques, améliorer l’accueil et renforcer la promotion à l’étranger. Les recettes issues du tourisme représentent une part significative des entrées de devises et contribuent directement au financement de projets publics, notamment dans les transports et la restauration du patrimoine. Malgré les fluctuations liées aux contextes régionaux et internationaux, l’Égypte conserve une place centrale dans le classement africain des destinations les plus rentables.
Tunisie : la montée en puissance du tourisme méditerranéen et ses retombées financières
La Tunisie a enregistré en 2025 une forte progression de son activité touristique, franchissant la barre des 11 millions de visiteurs internationaux. Cette dynamique s’est traduite par des recettes estimées entre 2,4 et 2,7 milliards de dollars, selon les données disponibles. Le pays s’appuie sur une offre méditerranéenne attractive, combinant plages, sites archéologiques, thalassothérapie et tourisme culturel.
Des destinations comme Tunis, Sousse, Hammamet, Djerba ou Kairouan continuent de séduire une clientèle européenne et maghrébine. La diversification progressive de l’offre, avec le développement du tourisme saharien et du bien-être, a permis d’élargir les profils de visiteurs et d’augmenter les dépenses moyennes par séjour.
Les autorités tunisiennes ont misé sur la relance du secteur à travers des campagnes de promotion ciblées, la modernisation des établissements hôteliers et l’amélioration des services. Le tourisme représente une source essentielle de devises pour l’économie nationale, soutenant l’emploi et les recettes fiscales dans un contexte de défis budgétaires persistants.
Tourisme africain et recettes en devises : quand l’attractivité devient un levier économique
Sur le continent africain, les pays qui disposent d’offres touristiques attractives enregistrent généralement des entrées financières importantes en devises. La logique est simple : plus une destination attire de visiteurs internationaux, plus les dépenses en hébergement, transport, restauration, loisirs et services augmentent. Ces flux financiers renforcent la stabilité économique, soutiennent l’emploi et favorisent les investissements publics et privés.
Le Maroc, l’Égypte et la Tunisie illustrent cette dynamique. Leurs patrimoines culturels, leurs paysages variés et leurs infrastructures touristiques leur permettent de capter une large part des flux régionaux et internationaux. Les recettes générées ne se limitent pas au secteur hôtelier : elles irriguent l’artisanat, le commerce, les transports et même la communication. Dans ces pays, le tourisme s’impose comme un pilier stratégique, capable d’amortir certains chocs économiques et de soutenir la croissance à moyen terme.
Un trio de tête qui confirme la place du tourisme en Afrique du Nord
En 2025, le Maroc avec environ 13,5 milliards de dollars, l’Égypte avec près de 15 milliards de dollars et la Tunisie avec jusqu’à 2,7 milliards de dollars se sont imposés comme les principaux bénéficiaires du tourisme africain en termes de revenus. Ces performances reflètent non seulement la richesse de leurs offres, mais aussi les efforts de structuration et de promotion du secteur.
Si les écarts de recettes restent importants entre ces pays, tous partagent une même réalité : le tourisme constitue un moteur économique majeur et une source cruciale de devises. À l’heure où la concurrence internationale s’intensifie, la capacité à maintenir la qualité de l’offre, à innover et à garantir la durabilité des destinations sera déterminante pour préserver cette dynamique et renforcer la place de l’Afrique dans le paysage touristique mondial.



