L’arrestation de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro par les États‑Unis a débuté par une opération militaire de grande ampleur menée dans la nuit du 3 janvier 2026, au cours de laquelle Maduro et son épouse ont été capturés et transférés vers New York pour y être détenus et jugés pour des accusations de narcotrafic et de terrorisme présumés. Les autorités américaines ont qualifié l’intervention de succès stratégique, affirmant qu’elle pourrait permettre une réorganisation de l’appareil politique et du secteur énergétique du Venezuela. C’est dans ce climat de tensions géopolitiques, d’enjeux pétroliers et d’accusations croisées entre grandes puissances que le secrétaire d’État américain Marco Rubio a exposé devant des sénateurs sa lecture des relations de Maduro avec la Chine et la manière dont Caracas aurait géré ses ressources pétrolières.
Marco Rubio dénonce des ventes de pétrole vénézuélien à prix cassé vers la Chine
Devant la commission des affaires étrangères du Sénat, Marco Rubio a décrit Pékin comme l’un des grands bénéficiaires de la période Maduro. Selon lui, la Chine aurait profité de l’isolement économique de Caracas et des sanctions pour sécuriser du brut à des conditions jugées très avantageuses. Il a affirmé que des cargaisons auraient servi à rembourser des dettes à travers des mécanismes peu transparents, avec des remises importantes par baril par rapport aux prix du marché.
Toujours d’après Rubio, ces volumes n’auraient pas soutenu la relance interne du Venezuela. Il a soutenu que cette dynamique aurait privé le pays de ressources essentielles, tout en renforçant l’empreinte économique chinoise dans la région. Le responsable américain a lié cette situation à ce qu’il considère comme un déséquilibre stratégique dans l’hémisphère occidental, que Washington dit ne pas vouloir voir devenir un terrain d’influence pour ses rivaux.
Transition du secteur pétrolier vénézuélien sous contrôle américain et pressions internationales
Le chef de la diplomatie américaine a aussi associé la mise à l’écart de Maduro à une possible réorientation du secteur pétrolier vénézuélien. Il a évoqué l’idée d’une industrie « légitime », moins marquée par des accords bilatéraux jugés opaques. Dans son propos, la question énergétique est directement reliée à d’autres enjeux : la libération de détenus politiques, la réduction de l’influence de pays comme la Russie, l’Iran ou la Chine, et une redéfinition des rapports de force dans la zone.
Rubio a également insisté sur les réactions internationales hostiles à l’opération américaine, qu’il interprète comme un indicateur des intérêts en jeu. Pour lui, les critiques venues de certains acteurs extérieurs confirment que le Venezuela occupait une place stratégique dans leurs calculs. Le dossier du pétrole apparaît comme le fil conducteur reliant pouvoir politique, alliances internationales et rivalités économiques. La suite dépendra des décisions prises à Caracas et à Washington, ainsi que de la manière dont les futurs accords énergétiques seront négociés et rendus publics.



