Venezuela : les USA menacent d'une nouvelle intervention militaire

Le 3 janvier 2026, les États-Unis ont lancé l’Opération « Détermination absolue », une intervention militaire qui a ciblé plusieurs sites au Venezuela, y compris la capitale Caracas. L’opération a abouti à l’arrestation de Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, qui ont été transférés aux États-Unis. Les bombardements ont fait un lourd tribut : au moins 80 décès du côté vénézuélien et 32 morts parmi les militaires et agents de renseignement cubains impliqués dans la protection du régime selon les sources. Si Washington avait gradué sa pression militaire en Amérique latine depuis plusieurs mois, l’ampleur de cette intervention marquait un tournant dans la politique américaine envers Caracas. La menace d’une nouvelle action militaire américaine plane déjà sur le Venezuela, révélant que Washington considère cette première intervention comme un simple prélude à d’autres exigences.

Washington justifie l’opération et brandit la menace

Marco Rubio, secrétaire d’État américain, a exprimé une position claire face aux développements au Venezuela. Comparant l’intervention à un bilan exceptionnellement favorable, il a souligné que celle-ci avait mobilisé des moyens considérables pour un coût humain minimal du point de vue américain. Aucun soldat américain n’a perdu la vie au cours de l’opération. Cette rhétorique vise à justifier l’action menée et à minimiser ses répercussions sur le plan diplomatique et humanitaire.

Cependant, le gouvernement Trump ne présente pas l’intervention comme simplement rétrospective. Ce mercredi, Rubio a préparé un discours destiné à la commission des Affaires étrangères du Sénat dans lequel il adresse un avertissement limpide à la nouvelle direction vénézuélienne : toute résistance aux demandes de Washington pourrait provoquer une nouvelle action militaire. Cette menace directe révèle que Washington considère le Venezuela comme un enjeu de souveraineté susceptible de nécessiter de nouvelles interventions si les objectifs politiques américains ne sont pas atteints.

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Dans ce discours, Rubio précise que la nouvelle leadership vénézuélienne, Delcy Rodríguez, est parfaitement consciente du sort réservé à Maduro. Il affirme que les intérêts personnels des nouveaux dirigeants convergent avec les objectifs stratégiques américains, suggérant une forme de coercition basée sur la crainte des conséquences. Cette approche reflète une stratégie de domination où la démonstration de force précédente sert de garantie au respect des futures exigences.

La doctrine du recours à la force en Amérique latine

Le message livré par Washington dépasse la simple rhétorique politique. Rubio formule explicitement les intentions américaines en déclarant : « Ne vous y trompez pas, comme l’a déclaré le président (Donald Trump), nous sommes prêts à recourir à la force pour garantir une coopération maximale si les autres méthodes échouent ». Cette affirmation positionne le Venezuela comme un laboratoire de la politique interventionniste américaine en Amérique latine, où la menace militaire demeure l’outil ultime de contrainte.

Cette posture crée un paradoxe politique : Washington maintient simultanément que l’intervention précédente n’était pas une guerre, tout en faisant savoir que de nouvelles opérations sont envisageables. Le Venezuela devient ainsi un espace où les règles traditionnelles de la souveraineté semblent remplacées par une logique de contrôle et d’influence directe.

Le Venezuela entre désormais dans une phase d’incertitude où la menace d’une nouvelle intervention reste suspendue au-dessus du pays. Plutôt que d’établir une dynamique de stabilité et de reconstruction démocratique, la posture américaine fige le pays dans une position de subordination, où l’obéissance devient le prix de la paix civile et de l’évitement de destructions supplémentaires.

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