Fin janvier 2026, le ministère américain de la Justice (DOJ) a dévoilé une massive publication de dossiers judiciaires liés à Jeffrey Epstein — plus de trois millions de pages de documents, photos et vidéos, rendus publics en vertu de l’Epstein Files Transparency Act. Ces archives comprennent des courriels, des transcriptions, des images et d’autres éléments d’enquête qui montrent les connexions et les échanges entre le financier new-yorkais et plusieurs personnalités influentes à travers le monde. Parmi les plus récents extraits diffusés figurent notamment des mentions de responsables politiques, d’hommes d’affaires et de célébrités, dont des échanges de courriels entre Epstein et des personnalités comme Elon Musk ou des photographies impliquant des figures publiques. Dans ce vaste corpus, le nom de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma apparaît également, suscitant une vive réaction de sa fondation, qui conteste l’interprétation de ces documents.
Des documents évoquant un dîner à Londres
Parmi les éléments divulgués figurent des messages datant de 2010 impliquant Mark Lloyd, présenté comme un associé de Jeffrey Epstein. Ces échanges font référence à l’organisation d’un dîner dans un établissement prestigieux de Londres, prévu à l’intention du président sud-africain en fonction à l’époque.
Les courriels, qui semblaient adressés à d’autres personnes, faisaient aussi état de propositions d’invités pour rendre l’événement plus attractif. L’un des messages aurait recommandé la présence d’une femme appelée Vera afin d’apporter une touche d’élégance à la rencontre. Un échange ultérieur présentait Jacob Zuma comme une figure qui aurait marqué l’assistance, le décrivant comme quelqu’un de charismatique et à l’aise lors de cette occasion.
La fondation Zuma rejette toute implication
Face aux implications contenues dans les documents déclassifiés, la fondation Jacob Zuma a adopté une position tranchante. Le porte-parole Mzwanele Manyi, a qualifié ces révélations de tentative délibérée de nuire à la réputation du leader sud-africain par association à des actions tiers sans lien vérifiable avec lui. Selon la fondation, ces informations constituent une forme de diffamation, reposant non sur des preuves concrètes mais sur une simple proximité nominale dans des documents.
La fondation a rejeté la narration présentée par les médias comme étant entièrement spéculative, affirmant que les journalistes ont transformé des suppositions en accusations substantielles. Cette ligne de défense insiste sur le fait que la présence du nom de Zuma dans la correspondance d’Epstein ne démontre pas une participation active ou une implication dans ses activités présumées. La fondation a fermement déclaré que le dossier était clos et que les allégations n’avaient aucun fondement factuel.



