Une étape rare dans un pays à majorité musulmane. Le pape Léon XIV entamera à la mi-avril une tournée africaine de dix jours, avec une première halte annoncée en Algérie.
Le calendrier se précise. Attendu du 13 au 23 avril 2026 sur le continent africain, le pape Léon XIV ouvrira sa tournée par l’Algérie, avec des étapes prévues à Alger et Annaba du 13 au 15 avril. Aucun pape ne s’est encore rendu dans ce pays d’Afrique du Nord depuis l’indépendance. Ce déplacement marquerait ainsi une séquence inédite dans les relations entre le Saint-Siège et un État où l’islam constitue la religion officielle. Sur place, les activités devraient rester sobres, centrées sur les communautés chrétiennes locales, largement composées d’étrangers et de migrants subsahariens.
Dans les cercles diplomatiques, cette première étape intrigue. Le choix d’Alger pourrait signaler une volonté de dialogue avec le monde musulman dans une région stratégique, à la croisée de l’Afrique et de la Méditerranée.
Une tournée africaine sous observation
Après l’Algérie, le souverain pontife doit poursuivre son déplacement au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale. Quatre pays, trois régions, des contextes religieux contrastés. D’un côté, des États où l’Église catholique occupe une place structurante. De l’autre, un environnement plus sensible, où la présence chrétienne demeure minoritaire.
La durée globale du voyage — dix jours — laisse entrevoir un programme dense, ponctué de rencontres institutionnelles et de célébrations liturgiques. Le Vatican n’a pas encore publié l’ensemble des détails. Sur le terrain, les autorités locales se prépareraient déjà à accueillir cette visite à forte portée symbolique.
Un pontificat tourné vers le Sud
Élu en 2025, le pape Léon XIV a succédé au Pape François. Dès les premiers mois, il aurait multiplié les signaux en direction de ces régions, où se concentrent désormais une part importante des fidèles. L’Afrique représente près d’un catholique sur cinq dans le monde, un poids en constante progression.
Dans ses premières interventions publiques, Léon XIV aurait insisté sur le dialogue interreligieux et les enjeux sociaux. Le choix de l’Algérie, pays à majorité musulmane, semble prolonger cette orientation. Reste à observer la réception locale de cette visite, alors que les équilibres religieux et politiques diffèrent fortement d’un pays à l’autre.

