Bénin : du gouvernement à l’ONU puis à Cotonou, le parcours de Luc Gnacadja

L’élection de Luc Gnacadja à la mairie de Cotonou, au Bénin, remet en lumière un itinéraire politique et institutionnel étendu sur plusieurs décennies. Installé dans ses fonctions municipales ce 15 février 2026, l’ancien responsable gouvernemental retrouve une action publique de proximité après une longue expérience internationale. Son profil combine gestion nationale, coopération multilatérale et enjeux environnementaux. Son arrivée à la tête de la capitale économique intervient après un parcours marqué par les questions d’urbanisme et de développement durable.

L’entrée de Luc Gnacadja dans la vie publique s’effectue au sein du gouvernement béninois à la fin des années 1990. Il devient ministre de l’Environnement, du Logement et de l’Urbanisme en juin 1999. Cette fonction le place au cœur des politiques liées à l’aménagement des villes, à la gestion du cadre de vie et aux réglementations environnementales. Il conserve ce portefeuille jusqu’en février 2005, participant aux orientations nationales en matière d’habitat et d’organisation du territoire.

Pendant cette période, son action s’inscrit dans des programmes visant à encadrer la croissance urbaine et la planification des espaces bâtis. Les responsabilités ministérielles incluent également la supervision des politiques de protection de l’environnement, domaine qui deviendra central dans la suite de sa carrière. En mars 2003, la Banque mondiale lui décerne le Green Award de l’année 2002, récompense attribuée pour des initiatives liées au développement durable.

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Une carrière internationale au sein des Nations unies

Après son passage au gouvernement, Luc Gnacadja rejoint la scène internationale. En septembre 2007, il est nommé secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Il devient alors le deuxième titulaire de ce poste au sein de l’institution.

La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification coordonne la coopération internationale destinée à limiter la dégradation des terres et à soutenir les régions exposées aux phénomènes de sécheresse. À cette fonction, Luc Gnacadja assure la coordination entre États membres, organisations internationales et partenaires techniques. Il effectue deux mandats successifs et reste en poste jusqu’en 2013.

Cette période correspond à une activité diplomatique soutenue, marquée par des rencontres multilatérales et des négociations autour des politiques environnementales mondiales. Son rôle consiste à faciliter la mise en œuvre d’accords internationaux et à promouvoir des programmes liés à la gestion durable des terres.

Retour à la vie publique locale à Cotonou

Après son expérience internationale, Luc Gnacadja se réengage dans la vie publique nationale. Il participe aux élections communales de janvier 2026 et devient conseiller municipal. Les élus locaux procèdent ensuite à l’élection du maire lors de l’installation du conseil communal, procédure prévue par la législation béninoise.

Le 15 février 2026, il est officiellement choisi pour diriger la mairie de Cotonou. Cette fonction marque une nouvelle étape dans son parcours, orientée vers l’administration locale et la gestion quotidienne d’une grande agglomération. À la tête de la municipalité, il doit coordonner les services communaux, travailler avec les adjoints municipaux et appliquer les décisions du conseil communal.

Son itinéraire associe ainsi responsabilités gouvernementales, engagements internationaux et désormais gestion municipale. L’élection à la mairie de Cotonou constitue le dernier chapitre d’un parcours débuté au niveau national, poursuivi sur la scène multilatérale, et désormais ancré dans l’administration locale.

1 réflexion au sujet de « Bénin : du gouvernement à l’ONU puis à Cotonou, le parcours de Luc Gnacadja »

  1. L,ONU, l’ancienne League des Nations, qui n’a rien apporté de positif aux pays du Sud Global depuis sa création là ? Lumumba fut dja, sous les yeux des casques bleus, Kidal fut contrôlé par des sans foi ni loi, pendant des décennies, République Centrafricaine etc.

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