La finale de la CAN 2025 remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0) continue de produire des effets bien au-delà du coup de sifflet final. Alors que l’issue sportive de la rencontre ne fait plus débat, la gestion des incidents survenus en fin de match alimente désormais un dossier disciplinaire opposant les positions des deux fédérations concernées.
La FRMF conteste les sanctions de la CAF
La Fédération royale marocaine de football a annoncé avoir décidé d’interjeter appel des décisions rendues par le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football. Cette démarche fait suite aux incidents enregistrés lors de la finale, marquée notamment par des interruptions du jeu, le retrait momentané de joueurs sénégalais et l’envahissement de la pelouse par des supporters.
La fédération marocaine estime que les sanctions prononcées ne seraient pas proportionnées aux faits observés. Elle considère que certains éléments n’auraient pas été appréciés de manière adéquate et affirme agir afin de préserver l’ensemble de ses droits. Par cette procédure d’appel, la FRMF maintient le dossier ouvert devant les instances disciplinaires compétentes de la CAF.
Le Sénégal renonce à toute procédure
La position marocaine contraste avec celle adoptée par la Fédération sénégalaise de football. Après examen de la décision DC23315 rendue le 28 janvier 2026 par l’organe disciplinaire africain, la FSF a officiellement notifié à la CAF son choix d’abandonner toute voie de recours. Cette décision acte la volonté de la fédération sénégalaise de mettre un terme au volet disciplinaire lié à la finale.
Cette divergence de stratégie place désormais la CAF face à une procédure poursuivie par une seule partie. L’appel introduit par la fédération marocaine devra être examiné sur la base des éléments transmis, sans implication procédurale du Sénégal.
La suite dépendra donc de l’issue de cette démarche engagée par la FRMF. Si l’appel est examiné, la décision finale de la CAF précisera si les sanctions initiales sont maintenues ou réévaluées. Sur le plan sportif, le titre du Sénégal demeure inchangé, tandis que sur le plan disciplinaire, ce dossier illustre les tensions persistantes autour de la gestion des incidents lors des grandes compétitions africaines.



