Cancer : les végétariens moins exposés à plusieurs formes, révèle une étude

Une étude publiée en 2026 dans le British Journal of Cancer, revue scientifique britannique spécialisée, rapporte que les personnes suivant un régime végétarien présentent un risque plus faible de développer certains cancers. Cette recherche, menée notamment par des scientifiques de l’Université d’Oxford sur près de deux millions de participants, met en évidence des écarts notables selon les types de tumeurs.

Les auteurs indiquent que les végétariens présentent un risque inférieur de 21 % pour le cancer du pancréas, de 12 % pour celui de la prostate et de 9 % pour le cancer du sein, comparativement aux personnes consommant régulièrement de la viande. Les données ont été analysées à partir de plusieurs cohortes suivies sur une longue période, permettant d’observer les évolutions en fonction des habitudes alimentaires.

Des écarts observés selon les types de cancers

Les résultats montrent des différences variables selon les organes concernés. Le cancer du pancréas, souvent diagnostiqué tardivement et associé à une mortalité élevée, présente la réduction la plus marquée dans l’étude. Les cancers de la prostate et du sein, parmi les plus fréquents respectivement chez les hommes et les femmes, affichent également des diminutions, bien que plus modestes.

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Les chercheurs précisent que ces résultats traduisent une association statistique et non un lien de cause à effet direct. Les participants ont été classés selon leur régime alimentaire, incluant les végétariens, les consommateurs occasionnels de viande et les consommateurs réguliers. Les différences observées pourraient être liées à plusieurs facteurs, notamment le mode de vie global, l’activité physique ou encore l’indice de masse corporelle.

Le rôle de l’alimentation et du mode de vie

Les régimes végétariens se caractérisent généralement par une consommation plus élevée de fruits, de légumes, de légumineuses et de fibres. Ces aliments sont associés à un apport important en vitamines, minéraux et composés antioxydants. Les scientifiques évoquent l’hypothèse d’un effet protecteur lié à ces éléments, ainsi qu’à une moindre exposition aux viandes transformées, classées comme cancérogènes pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé.

L’étude souligne également que les personnes végétariennes présentent souvent un poids corporel plus faible. Or, le surpoids et l’obésité sont reconnus comme des facteurs de risque pour plusieurs cancers, notamment ceux du sein après la ménopause, du côlon et de l’endomètre.

Toutefois, les chercheurs indiquent que certaines différences pourraient aussi être liées à des comportements de santé plus favorables chez les végétariens, comme une moindre consommation de tabac ou d’alcool, ce qui rend difficile l’isolement de l’effet strict de l’alimentation.

Une maladie toujours très répandue dans le monde

Le cancer demeure l’une des principales causes de décès à l’échelle mondiale. Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, près de 10 millions de personnes en meurent chaque année. Les cancers du poumon, du sein, du côlon et de la prostate figurent parmi les plus fréquents.

La prévention repose sur plusieurs leviers, dont l’alimentation, l’activité physique, la réduction de la consommation de tabac et d’alcool, ainsi que le dépistage précoce. Les autorités sanitaires rappellent que près d’un tiers des cancers pourraient être évités en agissant sur ces facteurs.

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