La FIFA fait face à une mobilisation internationale croissante dénonçant l’élimination systématique de milliers de chiens errants au Maroc. Plusieurs ONG de protection animale exigent des garanties éthiques de la part de l’instance de football alors que le royaume prépare ses infrastructures pour le Mondial 2030.
La coalition internationale IAWPC et l’organisation In Defense of Animals ont officiellement alerté la FIFA sur des opérations d’abattage massif menées dans les futures villes hôtes du tournoi. Selon ces associations, des campagnes d’empoisonnement et d’abattage par balles visent à évacuer les rues de Casablanca, Marrakech et Agadir. Ces groupes affirment que près de 3 millions d’animaux pourraient être concernés par ces mesures de salubrité publique, malgré les engagements pris par les autorités locales en faveur de méthodes plus humaines.
Le Maroc a obtenu l’organisation de la Coupe du Monde 2030 dans le cadre d’une candidature conjointe inédite avec l’Espagne et le Portugal, célébrée comme un pont entre deux continents. Ce succès diplomatique et sportif impose désormais au pays de répondre aux standards de l’instance internationale en matière de droits et d’éthique, plaçant la gestion de sa population canine sous une surveillance mondiale inédite.
Une contradiction avec le cadre législatif national
Pour rappel, le Maroc dispose d’un arsenal juridique censé interdire ces pratiques. Une convention interministérielle signée en 2019, renforcée par la loi 19-25 adoptée en juillet 2025, privilégie officiellement le programme TNR (capture, stérilisation, vaccination et remise en liberté). Pourtant, des collectifs locaux et la Fondation 30 Millions d’Amis rapportent une persistance des abattages sur le terrain, motivée par l’urgence des inspections techniques liées aux préparatifs de la compétition.
La FIFA a indiqué avoir reçu des assurances de la part du comité d’organisation marocain concernant l’arrêt définitif des abattages depuis août 2024. Toutefois, les défenseurs des animaux continuent de transmettre des preuves vidéos récentes à l’institution basée à Zurich pour obtenir une condamnation ferme et le conditionnement de l’organisation des matchs au respect des protocoles de stérilisation.
Actuellement, des cliniques mobiles et des centres de vaccination sont en cours de déploiement dans plusieurs municipalités pour tenter de stabiliser la situation sanitaire avant le début de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.



