L’administration pénitentiaire fédérale de Caroline du Nord a ordonné le transfert immédiat du chanteur R. Kelly vers une unité de logement spécialisée. Cette sanction disciplinaire fait suite à une fouille de routine au complexe correctionnel de Butner, où les gardiens ont trouvé des éléments de communication interdits dans sa cellule. Alors que l’artiste purge une lourde peine pour des crimes sexuels, cette nouvelle enquête interne pourrait durcir ses conditions de détention déjà très surveillées.
Sécurité renforcée au complexe correctionnel de Butner en Caroline du Nord
Selon les informations transmises par le média TMZ et confirmées par l’avocat du chanteur, la découverte d’un carnet contenant les coordonnées privées d’un ancien haut responsable de l’administration pénitentiaire a provoqué une alerte de sécurité à Butner. Beau Brindley, le conseil de l’artiste, affirme que ce numéro appartient à un ex-directeur de prison retraité qui agissait comme un mentor pour le détenu. Cependant, les agents fédéraux ont aussi saisi un téléphone portable de contrebande appartenant au compagnon de cellule de Kelly au même moment. Les enquêteurs cherchent à savoir si le chanteur a utilisé ce contact extérieur pour organiser des échanges cachés. En attendant les conclusions de l’enquête, Robert Kelly reste enfermé en cellule disciplinaire, un quartier où les sorties et les appels sont presque totalement supprimés.
Cette situation survient alors que Robert Sylvester Kelly purge déjà des condamnations historiques décidées par les tribunaux fédéraux de New York et de Chicago. Le système judiciaire l’a reconnu coupable de racket, d’exploitation sexuelle de mineurs et de production de vidéos pédopornographiques. L’ancien roi du R&B a perdu son influence après des années de rumeurs et de procédures. La justice a prouvé qu’il utilisait un réseau organisé pour recruter et abuser de jeunes victimes, en profitant de sa célébrité pour cacher ses crimes. Ces peines, qui totalisent plus de trente ans de prison, marquent une victoire pour la protection des victimes et transforment sa détention en un symbole de responsabilité pénale. Son passage des scènes mondiales à la rigueur des prisons de haute sécurité montre la sévérité des lois américaines contre les prédateurs sexuels.
Enquête fédérale sur les réseaux de communication de Robert Kelly
Les recherches actuelles visent à déterminer si l’ancienne star a reçu de l’aide pour garder un lien non officiel avec l’extérieur. Son avocat tente de réduire l’importance de l’incident. Il prétend que le numéro de téléphone servait uniquement à un projet de conseil entamé avant le départ à la retraite du fonctionnaire. Pourtant, pour le Bureau fédéral des prisons, posséder un tel contact sans accord préalable est une faute grave. Cela représente un risque pour l’ordre et la sûreté de la prison. Les experts précisent que la présence d’un appareil électronique illégal juste à côté de Kelly rend son cas plus difficile. Cette proximité indique une possible faille de sécurité que la direction de l’établissement prend très au sérieux.



