Interrogé le 26 février par le Washington Post au sujet d’une éventuelle guerre en Iran, le vice-président des États-Unis, JD Vance, a estimé qu’une intervention militaire sur place, bien que possible, ne devrait pas vraiment déboucher sur un conflit à long terme. D’ailleurs, l’ensemble des acteurs concernés et engagés dans cette “guerre politique” semble à ce jour, privilégier la voie de la diplomatie. Pour autant, les États-Unis se réservent le droit d’agir.
Depuis plusieurs mois, les États-Unis et l’Iran se trouvent dans une phase de conflit diplomatique. D’un côté, les États-Unis accusent Téhéran de vouloir poursuivre sur la voie du développement de l’arme nucléaire, ce qui, à terme, pourrait menacer ses intérêts. De l’autre côté, l’Iran affirme que rien de tout cela n’est vrai.
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Ces tensions diplomatiques s’inscrivent dans un contexte extrêmement tendu en Iran, où d’importantes manifestations ont récemment eu lieu. Selon certaines sources, le régime aurait même pu tomber, si celles-ci s’étaient poursuivies, voire accentuer. Aujourd’hui affaibli, le gouvernement iranien voit la possibilité d’un conflit avec Washington, comme une menace existentielle.
Les prochains jours s’annoncent particulièrement tendus. En effet, le 19 février, le président Trump a imposé un délai de dix à quinze jours pour qu’un accord soit trouvé, sous peine d’engager des frappes en Iran. Des bâtiments américains ont été dépêchés sur place et des milliers de soldats sont sur le qui-vive, en attente des instructions de l’actuel pensionnaire de la Maison-Blanche.
Une guerre en Iran aurait d’importantes répercussions à l’international
Des frappes en Iran, voire un conflit d’ampleur, auraient de redoutables conséquences pour cette région du monde, mais aussi pour la géopolitique. La Chine et surtout la Russie, sont de sérieux partenaires politiques et économiques de Téhéran. Si un conflit venait à se déclarer sur place, entraînant un changement de régime, ce serait un vrai coup dur pour Pékin et surtout Moscou, qui compte sur les ressources iraniennes afin de poursuivre la guerre en Ukraine.
