Les 10 pays qui ont le plus subi de cyberattaques géopolitiques en 2025, la France 5e

Les cyberattaques géopolitiques explosent. Dix nations concentrent la majorité des assauts : Israël domine le classement avec 1 881 attaques revendiquées, suivi des États-Unis et de l’Ukraine, tandis que la France occupe la cinquième position, d’après le rapport annuel de Radware sur les menaces cybernétiques mondiales.

Selon le rapport, quatre-vingts pour cent des cyberattaques géopolitiques se concentreraient sur dix pays. Cette concentration extrême révèle l’essor de l’hacktivisme comme arme asymétrique dans les conflits contemporains, utilisée pour perturber les infrastructures numériques des adversaires.

L’hacktivisme comme arme d’État

Israël subit le déluge. Douze virgule deux pour cent de la charge mondiale — 1881 attaques revendiquées en 2025 — se cristallisent sur l’État hébreu. Les multiples fronts contre le Hamas, l’Iran et ses groupes relais ont décuplé les vecteurs d’intrusion. Groupe par groupe, les cellules pro-iraniennes en revendiquent l’essentiel.

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Washington et Kiev occupent les deux marches suivantes du podium. 1 448 attaques contre les États-Unis, 1 373 contre l’Ukraine. Aucun des deux n’échappe à l’exposition numérique des rivalités géopolitiques. l’Allemagne subit 849 attaques, la France 840. Neuf assauts seulement séparent les deux puissances européennes — une différence marginale qui montre la convergence des menaces sur le continent.

Radware, l’éditeur du rapport annuel, saisit le mécanisme : « cette concentration montre le rôle de l’hacktivisme comme arme par procuration dans les conflits internationaux, de façon à perturber les infrastructures numériques des adversaires d’un pays. » Les groupes hacktivistes ne choisissent pas leurs proies au hasard. Chaque attaque sert des intérêts d’État mutualisés, orchestrés sans coordination officielle apparente.

Au-delà du trio, la menace s’éparpille. Thaïlande (634), Italie (619), Espagne (548), Inde (517) et Pologne (489) complètent le top dix. Les géographies changent. Les logiques opérationnelles aussi — chaque zone subit une pression numérique modulée par ses enjeux régionaux spécifiques.

La France en retrait relatif

Avec 840 attaques, Paris accuse un léger recul face à Berlin. Plus touchée que Thaïlande, Italie ou Espagne, moins exposée qu’Israël ou Washington. Sa position intermédiaire révèle un équilibre fragile : infrastructures critiques sous surveillance, mais non prioritaires dans les plans offensifs des rivaux majeurs.

L’année 2025 marque une inflexion. Les cyberattaques basculent du ponctuel au massif. L’intelligence artificielle agit désormais comme multiplicateur de force — automatisation des techniques éprouvées, déploiement à l’échelle planétaire. Le rapport prévoit une accélération sans relâche de cette offensive numérique mondiale.

Top 10 des pays les plus visés par les cyberattaques géopolitiques en 2025

  1. Israël – 1 881 attaques
  2. États-Unis – 1 448 attaques
  3. Ukraine – 1 373 attaques
  4. Allemagne – 849 attaques
  5. France – 840 attaques
  6. Thaïlande – 634 attaques
  7. Italie – 619 attaques
  8. Espagne – 548 attaques
  9. Inde – 517 attaques
  10. Pologne – 489 attaques

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