Les USA expulsent huit migrants africains vers le Cameroun

Aux États-Unis, huit migrants africains arrivés en situation irrégulière ont été renvoyés par les autorités, en direction du Cameroun. Les faits qui se sont produits le 16 février dernier, ont été confirmés par les autorités des deux pays. Une preuve supplémentaire que le gouvernement américain durcit le ton face aux arrivées illégales sur son sol.

Les personnes concernées seraient originaires du Sénégal, de la Sierra Leone et de l’Éthiopie. Elles rejoignent sept autres individus également expulsés ces dernières semaines et qui se trouvent, toutes, sous résidence surveillée, à Yaoundé, capitale camerounaise. L’Organisation internationale pour les migrations, qui supervise leur prise en charge.

Aux États-Unis, l’administration accélère les expulsions

Ces personnes sont considérées comme étant en danger, ne pouvant rentrer dans leur pays d’origine, et ce, pour tout un tas de raisons (persécutions, tensions intérieures, etc…). L’administration américaine persiste cependant dans sa volonté de lutter davantage contre ces arrivées, n’hésitant pas à nouer des partenariats avec certains pays pour que ceux-ci accueillent les ressortissants concernés.

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C’est le cas du Ghana ou du Rwanda, qui ont déjà accueilli plusieurs dizaines de personnes. Cette approche vise principalement les migrants dont le pays d’origine refuse le retour. De quoi passablement agacer l’administration Trump qui a ainsi décidé de passer outre, en signant ce type de contrats dont, généralement, les modalités n’aient été rendues publiques.

Sept personnes en attente d’une décision quant à leur situation

Au Cameroun, mi-janvier, ce sont neuf personnes qui ont été arrêtées par l’ICE (la police migratoire américaine) avant d’être expulsées. Deux femmes qui figuraient parmi cette liste des personnes arrêtées ont été re-expulsées en direction du Maroc. Les autres individus se trouvent toujours au Cameroun ne savent pas encore de quoi leur avenir sera fait et sont, de fait, en attente d’une décision. Leur statut juridique (réfugié, migrant légal, illégal) reste, en ce sens, incertain.

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