Le Mali est confronté depuis plusieurs années à une présence de groupes armés et djihadistes, en particulier dans le nord-est et les zones frontalières avec le Niger. Pour contrer ces menaces, l’armée malienne combine surveillance, patrouilles et frappes ciblées, souvent en coordination avec des partenaires internationaux. Cette mobilisation permanente vise à protéger les civils et à neutraliser les acteurs terroristes les plus actifs, comme le montre la récente opération menée près de Ménaka, où des frappes aériennes ont visé des combattants de l’État islamique.
Frappes aériennes près de Ménaka
Au cours du week-end, l’armée malienne a mené des frappes aériennes sur des positions de l’État islamique situées au sud de Ménaka, près d’Akabar, à proximité de la frontière avec le Niger. Selon les bilans officiels, plus de vingt djihadistes ont été neutralisés. Ces opérations font suite à une attaque jeudi dernier contre les soldats maliens et leurs alliés du Corps africain. De son côté, le Mouvement pour le soutien de l’Azawad (MSA), groupe local allié à l’armée, affirme que près de quarante combattants ont été tués.
Coopération locale et intégration des groupes armés dans les forces maliennes
Le MSA joue un rôle crucial en apportant un soutien logistique et stratégique aux troupes maliennes. Cette collaboration permet de combiner la connaissance du terrain des groupes armés locaux avec la puissance militaire de l’armée régulière. L’intégration progressive des combattants du MSA dans l’armée vise à améliorer la stabilité et à réduire les risques d’attaques dans la région de Ménaka.
Les opérations récentes à Ménaka montrent que les frappes aériennes ont été utilisées pour toucher des chefs et des groupes de combattants localisés. Aucun autre bilan ou information supplémentaire sur les pertes militaires ou civiles n’a été communiqué par l’armée.



