L’état-major général des armées du Mali a annoncé dimanche 2 février 2026 la mort d’Abou Alghabas Ichmali, un cadre de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), tué lors d’un raid aérien mené le 29 janvier dans la zone d’Inatabakat, au nord de Ménaka, près de la frontière nigérienne.
Selon le communiqué militaire, cet individu était « connu comme responsable d’exactions très graves contre les populations civiles » de cette région du nord-est malien. Son identification a été confirmée après recoupement des informations, conformément aux procédures en vigueur au sein des Forces armées maliennes (FAMa).
Une opération menée dans le cadre de l’AES
Cette frappe s’insère dans une série d’opérations aériennes conduites par la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le 31 janvier, d’autres raids ont ciblé la zone d’Akabar, au sud de Ménaka, permettant selon l’armée de neutraliser une vingtaine de combattants se déplaçant à moto ainsi que de détruire des moyens logistiques.
L’état-major indique que des éléments ayant échappé aux frappes du 29 janvier, à court de carburant et de munitions, ont été repérés puis ciblés alors qu’ils tentaient de se regrouper dans un secteur placé sous surveillance aérienne.
Une région sous pression des groupes armés
La région de Ménaka reste l’un des épicentres de l’activité de l’EIGS, organisation affiliée à Daech qui multiplie les attaques contre les civils et les forces de sécurité dans cette zone frontalière entre le Mali et le Niger. Ces opérations interviennent dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par des attaques récentes au Niger, notamment contre la base aérienne de Niamey et dans la région d’Ayorou.
L’état-major a assuré que les opérations de recherche et de neutralisation des groupes armés se poursuivraient sur l’ensemble de l’espace couvert par l’AES.



