Par décret présidentiel signé le 10 février 2026, le chef de l’État, Patrice Talon, a procédé à la nomination des membres de la Commission chargée de la toponymie et de la mémoire nationale, une instance appelée à redéfinir la manière dont les lieux publics, rues et espaces portent l’identité et l’histoire du pays. La commission est présidée par Pascal Irénée Koupaki, secrétaire général de la présidence de la République, qui aura pour mission de conduire les travaux avec les membres désignés pour un mandat de trois ans.
À ses côtés, Florent Couao-Zotti, représentant du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, a été nommé premier rapporteur, tandis que Ghislain Hounnou, représentant du ministère du Cadre de vie et des Transports chargé du développement durable, assure les fonctions de second rapporteur.
Outre ces responsables, la commission comprend également Pascal Dohou, représentant du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale ; Jérôme Alladayè, représentant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; Albert Tingbé Azalou, sociologue-anthropologue ; Arthur Agossou Vido, historien ; Blandine Agbaka, historienne ; Idrissou Zimé Yérima, linguiste et expert en onomastique ; ainsi que Hermann Arnaud Plagbéto, géographe.
Quatre personnes ressources ont par ailleurs été désignées pour appuyer les travaux de l’instance : Albert Bienvenu Akoha, professeur titulaire d’université ; Jacques Adandé, diplomate ; Candide Ahouansou, diplomate ; et Médard Bada, professeur d’université.
La création de cette commission répond à la volonté du gouvernement de rééquilibrer la mémoire nationale et d’inscrire les figures, les événements marquants et les récits fondateurs du Bénin dans l’espace public de manière cohérente et inclusive. Outre la révision des toponymes des rues et des places, l’instance devra proposer des démarches et outils pour renforcer la cohésion sociale, en associant les collectivités locales, les institutions éducatives et les communautés culturelles à ses travaux.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts de renaissance mémorielle engagés ces dernières années, avec l’ambition de construire un paysage symbolique qui reflète fidèlement l’histoire et l’identité du Bénin.
