Nike, le géant américain de l’équipement sportif basé à Beaverton, Oregon, a souvent été critiqué pour certaines de ses campagnes ou politiques internes perçues comme favorisant certains groupes ethniques ou sociaux au détriment d’autres. Nike a parfois été critiquée pour ses campagnes et initiatives perçues comme favorisant certains groupes au détriment d’autres. Par exemple, en 2018, la marque a mis en avant Colin Kaepernick dans une publicité sur les violences policières, provoquant des appels au boycott. En 2021, la controverse autour des “Satan Shoes” a montré que certains produits pouvaient heurter l’opinion publique. Ces tensions ont pris une tournure judiciaire en 2026 avec l’action de l’Equal Employment Opportunity Commission (EEOC), l’agence fédérale américaine chargée de faire respecter les lois contre la discrimination au travail.
EEOC réclame des documents détaillés sur les pratiques de recrutement de Nike
Le 4 février 2026, l’EEOC a demandé à un tribunal du Missouri d’imposer à Nike la remise complète de documents dans le cadre d’une enquête sur des pratiques jugées discriminatoires envers des employés blancs. L’agence reproche à Nike d’avoir fixé un objectif de 30 % de recrutement de personnes issues de minorités ethniques pour certains postes à responsabilité, ce qui aurait pu défavoriser certains candidats ou participants à des programmes de formation. La directrice de l’EEOC, Andrea Lucas, avait déjà indiqué en 2024 que Nike pourrait avoir enfreint la loi en privilégiant certains groupes au détriment d’autres.
Les enjeux de la diversité et de l’inclusion pour Nike
Dans un communiqué, Nike a qualifié cette démarche de « surprenante et inhabituelle » et affirme coopérer pleinement avec les autorités. L’entreprise a indiqué avoir fourni des milliers de pages de documents et poursuit ses efforts pour transmettre les informations complémentaires demandées. Nike a rappelé son engagement envers des pratiques d’emploi équitables et conformes aux lois anti-discrimination en vigueur.
Cette enquête montre les difficultés rencontrées par Nike pour concilier ses objectifs de diversité avec le respect des règles légales. Dans le passé, certaines campagnes ou initiatives internes de l’entreprise ont déjà été perçues comme favorisant certains groupes ethniques ou sociaux, provoquant des critiques tant internes qu’externes. Les décisions prises par l’EEOC pourraient influencer la façon dont Nike et d’autres sociétés américaines élaborent leurs politiques de recrutement et de formation, et comment elles équilibrent représentation des minorités et équité pour tous les employés.



